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Boolell : « Sik Yuen m?a interrogé agressivement »

28 novembre 2003, 20:00

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Me Satyajit Boolell, Acting Parliamentary Counsel, affirme, dans un affidavit juré hier, avoir été interviewé agressivement par le Senior Pusine Judge (SPJ) Bernard Sik Yuen le 8 octobre 2003 dans son bureau. Il admet avoir été convoqué par le SPJ à sa demande après le verdict du chef juge Ariranga Pillay et du juge Asraf Caunhye donnant gain de cause aux Ramdoo. Ces derniers étaient mis en cause dans le rapport Sik Yuen. Le juge Sik Yuen, affirme Me Boolell, a réclamé certaines explications et éclarcissements de sa part.

Me Boolell répondait ainsi au contre-affidavit déposé par le SPJ Sik Yuen le 24 novembre 2003. Il souligne qu?il est regrettable que des discussions qui se sont déroulées en privé dans le bureau du juge Sik Yuen sont maintenant citées hors de leur contexte.

Le juge Sik Yuen et ses deux assesseurs, Couldip Basanta Lala et Lakshmee Narayen Ramtohul, ont demandé l?autorisation de la Cour suprême pour faire appel au Conseil privé. Ils réfutent la décision du chef juge Pillay d?avoir donné gain de cause à Mardaymootoo Ramdoo, Thikambaren Ramdoo et Manogaren Poulay Sawmynaden.

Dans son affidavit redigé par Me Rubina Sawmynaden, State Attorney, Me Boolell dément la déclaration du juge Sik Yuen. Ce dernier affirme en effet que Me Boolell lui a dit que la cour avait fait pression sur lui pour qu?il fasse des concessions dans l?affaire Ramdoo.

Son jugement professionnel

Me Boolell estime que cela est une interprétation « subjective et selective » de leur conversation. Il déclare avoir été délégué par le bureau de l?Attorney General pour représenter le juge Sik Yuen et ses deux assesseurs dans les affaires en cour ayant trait à la demande de Judicial Review du rapport de la commission d?enquête (le rapport Sik Yuen).

Me Boolell certifie avoir été guidé par son jugement professionnel dans cette affaire comme dans toutes les autres qu?il a traitées. Quand il a parlé au juge Sik Yuen, le 7 octobre 2003, dit-il, il avait le sentiment que le jugement qui avait été expliqué aux avocats présents dans le bureau du chef juge allait être notifié aux parties concernées par circulaire. Il affirme que le jugement déposé dans le dossier de la cour est « in excatly the same terms as those verbally conveyed to counsels ».

Quant au terme « with diffidence », qu?il aurait employé devant le juge Sik Yuen selon ce dernier, Me Boolell maintient qu?il ne se souvient pas l?avoir utilisé dans le bureau du SPJ. Il nie avoir admis que ses appréhensions concernant l?affaire Ramdoo n?étaient pas justifiées et affirme se souvenir avoir dit au juge Sik Yuen que bien que Manogaren Poulay Sawmynaden ait autorisé la commission à avoir accès à ses comptes bancaires, la commission n?avait pas le droit de le faire en vertu des articles 11 and 11A de la Commission of Inquiry Act.

Me Boolell dit avoir fourni au juge Sik Yuen une copie des débats à l?Assemblée nationale en date du 24 octobre 1986 pour soutenir sa thèse. Il tient à confirmer qu?il n?est ni un plaignant ni un défendeur dans la demande du juge Sik Yuen et de ses deux assesseurs pour faire appel au Conseil privé. Il n?est, dit-il, qu?un simple intervenant dans le sillage des allégations faites contre lui.

Me Boolell a également déposé le procès-verbal de l?affaire D. Sooknah contre le juge Sik Yuen et ses deux assesseurs. Il contestait les conclusions du rapport de la commission à son endroit. Cette affaire s?est déroulée le 18 juillet 2003 devant le chef juge Ariranga Pillay et le juge Asraf Caunhye.

Il avait obtenu gain de cause et était représenté par Me Désiré Basset, Senior Counsel, alors que les commissaires l?étaient par Me Boolell.

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