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Boolell plaide pour un meilleur deal du VRS
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Boolell plaide pour un meilleur deal du VRS
Le deuxième plan de retraite dans l?industrie sucrière est appelé à être plus reconnaissant envers les employés. Tant au niveau du secteur privé et du gouvernement, le travail est en cours pour cet aspect social de la réforme.
Intervenant à Côte-d?Or, en milieu de semaine, le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell a plaidé l?impératif des établissements sucriers de proposer un meilleur deal à ceux optant pour la retraite volontaire. Des travailleurs agricoles et artisans qui ?ont sué sang et eau?. Ces départs sont plus que jamais d?actualité dans un contexte de réduction du prix garanti du sucre sur le marché européen à compter de 2006. La réforme accélérée de l?industrie, que l?Etat propose dans son road map, préconise une baisse des coûts de production. Les salaires en sont à 50 % des dépenses.
Le Voluntary Retirement Scheme (VRS), dont la première vague est intervenue en 2001, permet aux ouvriers de l?IS de partir avant 60 ans en contrepartie d?une compensation financière et d?un lopin de terre. Ils ont été 8 000 à prendre leur retraite anticipée. Pour le ministre, ?la dimension sociale est très importante?. Un retraité ne peut s?en aller, son chèque et un titre de propriété en poche, incertain de la suite. Il incomberait aux partenaires de l?industrie, dans ce meilleur deal, d?assurer leur formation. Ainsi, les milliers de familles ne seraient pas affectées par la baisse sur le marché européen. L?approche tiendrait compte des clusters existant dans l?industrie de la canne.
La contribution du ministère des Petites et moyennes entreprises est aussi mise à l?épreuve pour venir de l?avant avec un package en faveur de ceux voulant se lancer dans l?entrepreneuriat. Pour les premiers départs, en 2001, les estimations initiales faisaient état de 5 000 dont le financement serait de Rs 1,5 milliard. Or, ils ont été 8 000 à quitter et les établissements ont casqué Rs 3,2 mds dont 62 % pour les compensations. Les calculs démontrent que le futur plan de retraite sera plus onéreux. De 2001 à ce jour, les salaires ont crû en moyenne de 20 %. Et les frais de morceler les terres ont augmenté de 30 à 40 % pendant la même période.
L?industrie, endettée avec le premier VRS, est déjà dans une logique de réforme avec des investissements dans des sous-secteurs de la canne tels que la production énergétique à partir de la bagasse. Avec un endettement additionnel, la situation s?avérerait intenable, d?où la nécessité de mesures d?accompagnement de l?Union européenne, en amont de la baisse graduelle.
Un premier montant de 40 m d?euros a été mis à la disposition des Etats-membres des ACP pour 2006. Enveloppe négligeable quand on tient compte du vaste chantier dans lequel s?est engagée notre industrie, au coût de Rs 23,5 mds de 2005 à 2010. Certes, l?Union européenne a promis un décaissement en parallèle à la réduction du prix, étalée sur quatre ans. Mais valeur du jour, ils ne sont pas en présence de leurs perspectives financières pour 2007-2013, qui seront au menu des discussions des chefs d?Etat ce 27 octobre en Grande-Bretagne.
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