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BON À SAVOIR
■ <B> Qu?est-ce que l?autonomie de Rodrigues ? </B>
C?est le mot courant auquel on a recours pour désigner l?étendue des pouvoirs politiques et administratifs que le gouvernement central a déléguée à une assemblée d?élus composée de natifs ou de résidents de Rodrigues. Les membres de ce gouvernement sont issus de la majorité ayant remporté le maximum de sièges lors des dernières élections à l?Assemblée régionale. Le passage de Rodrigues à l?autonomie a été rendu possible grâce aux dispositions du Rodrigues Regional Assembly Act, voté à l?Assemblée nationale en 2001. Dans cette législation, il est spécifié que : « The Regional Assembly shall be a body corporate and the exercise of its functions shall be regarded as done on behalf of the Government of the Republic of Mauritius. »
■ <B> Comment le budget de Rodrigues est-il préparé ? </B>
Le commissaire chargé des finances de l?île doit soumettre à l?examen de l?Assemblée régionale, au plus tard que le 31 mars de chaque année, ses estimations pour le prochain exercice budgétaire. Le chef commissaire a alors jusqu?au 15 avril courant pour transmettre au ministre de tutelle les estimations dûment approuvées par l?Assemblée régionale en vue de son examen par le Conseil des ministres. C?est cette instance qui a le dernier mot concernant le montant à être accordé à l?Assemblée régionale.
■ <B> Quels sont les critères qui doivent être tenus en ligne de compte dans le cadre de l?allocation des ressources financières à l?Assemblée régionale ? </B>
Ils sont clairement établis à l?article 46 du Regional Assembly Act et sont au nombre de dix. Ce sont, entre autres, la séparation physique de Rodrigues de sa métropole, qu?est l?île Maurice ; son histoire et son identité spécifiques ; le fait que Rodrigues est isolée par rapport aux centres d?activités économiques qui jouent un rôle déterminant dans la croissance de l?économie nationale ; son éloignement géographique qui résulte en une incapacité de tirer profit des effets multiplicateurs des dépenses et des investissements effectués à l?île Maurice ; et les limites des perspectives d?emploi et de plan de carrière dans l?île.
Figurent également sur cette liste, l?incapacité des résidents de Rodrigues de tirer profit des facilités éducatives, culturelles et sportives existantes à l?île Maurice ; l?absence d?un programme de développement soutenu ; le montant d?allocations financières dont l?île aurait bénéficié, si elle avait le statut d?un conseil de district ou celui d?une municipalité, la nécessité de veiller à ce que Rodrigues comble son retard en matière de développement, et enfin, l?état de la situation financière et de l?économie de la république de Maurice en général.
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