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Bois-Rouge : accès refusé aux techniciens mauriciens
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Bois-Rouge : accès refusé aux techniciens mauriciens
La coopération régionale entre Maurice et la Réunion n?est pas au beau fixe depuis quelque temps. De nombreux produits mauriciens n?ont pas accès au marché réunionnais. Cela, parce que les autorités réunionnaises estiment qu?elles ne répondent pas aux normes de l?Union européenne. Il s?agit notamment des produits tels que le cerf , le son de blé et même les petits piments. Bien que les firmes et industriels mauriciens soient pénalisés, ils acceptent de jouer le jeu à l?égard des produits de l?île s?ur.
Un dernier incident vient souligner la difficulté de cette coopération interîles. La firme Sotramon, spécialisée en ingénierie, vient de décrocher un contrat de Rs 90 millions avec l?île s?ur. Il concerne l?installation d?équipements nécessaires au fonctionnement d?une centrale thermique, semblable à celle de Belle-Vue à Bois-Rouge, île de la Réunion.
Tout l?équipement a été fabriqué à Maurice selon les normes internationales et Sotramon était prête à acheminer les diverses pièces par voie maritime pour le montage de cette centrale thermique. Surprise. Le directeur de Sotramon, Gérard Chasteau de Balyon, apprend du département de Travail de la Réunion que les 10 techniciens et ingénieurs mauriciens chargés de l?opération n?auront pas le droit d?installer cette centrale, n?ayant pas obtenu de permis de travail temporaire. Cette condition est exigée par le client, la Compagnie Thermique de Bois-Rouge (CTBR).
Le directeur de cette entreprise, Pascal Langeron, a déclaré à l?express hier après-midi qu?il est surpris de cette décision. Depuis des années Sotramon effectue des travaux à La Réunion et a été autorisée à apporter sa main-d??uvre sur place. Les autorités réunionnaises, elles, affirment que le contrat octroyé à la firme Sotramon n?est pas conforme aux procédures.
Pascal Langeron réfute ces accusations. Selon lui, Sotramon a déjà effectué des travaux plus compliqués pour diverses entreprises sans jamais rencontrer de problème. ?Toutes les procédures ont été suivies?, rétorque-t-il. ?Je ne comprend pas cette décision. Cela me surprend mais si c?est la loi, je la respecte.? Contrairement à d?autres firmes réunionnaises, la CTBR préfère recourir à l?expertise mauricienne plutôt qu?à la main-d??uvre européenne.
Pascal Langeron a fait appel de cette décision auprès de la préfecture de La Réunion. Il estime que la tâche sera difficile. C?est la coopération régionale qui en pâtira. Ce problème va considérablement retarder l?entrée en opération de la centrale thermique de Bois-Rouge.
Inversement, la direction de l?hypermarché Jumbo Score a récemment obtenu le feu vert des autorités mauriciennes pour que des techniciens en provenance de l?île s?ur viennent effectuer des installations électriques.
L?Association pour le développement industriel de la Réunion est l?organisme facilitateur dans les échanges commerciaux Maurice-Réunion. Catherine Gris, la secrétaire, qualifie ce problème de ?purement administratif.?
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