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A boire sans modération !

4 juin 2005, 00:00

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Miles, un écrivain qui n?a pas réussi sa carrière. Il vient de divorcer. Son ami Jack, un acteur va bientôt se marier. Ils décident de faire la route des vins dans la vallée de Santa Ynez, en Californie. Aussi différents que proches, il n'ont en commun que les ambitions déçues.

De dégustation en dégustation, Miles et Jack se noient dans l'amour du divin nectar et des femmes. Jack tombe amoureux de Stéphanie, une séduisante serveuse, et met en péril son futur mariage. Miles, lui, se lie d?amour avec Maya, sommelière. Alors que la fin du voyage et le mariage approchent, Miles et Jack sont de moins en moins sûrs de vouloir rentrer. Se pose alors la seule vraie question qui vaille : quelle vie choisir ?

L'Alexander Payne nouveau est arrivé, couvert de récompenses (notamment aux Golden Globes) et salué unanimement par toutes les critiques américaines. Après nous avoir dépeint la crise existentialiste de la soixantaine dans Monsieur Schmidt, le réalisateur américain s'attaque, cette fois, à l'inévitable crise de la quarantaine.

La tradition cinématographique américaine veut que, pour ce genre de remise en question, les routes désertiques du «road movie» soient le parcours idéal pour que les personnages trouvent des réponses. Aussi s'attend-on à voir nos deux héros vadrouiller sur la route 66 avec les envolées musicales de Ry Cooder. Une attente confirmée par la présence au générique de Virginia Madsen, abonnée aux rôles de femme fatale du genre.

Ne vous attendez donc pas à retrouver les routes poussiéreuses d' Easy Riders ou encore de Thelma et Louise, Sideways nous montre un paysage inédit de l'Ouest : la route des vins pas très loin de Los Angeles (il s'agit de la route de Santa Ynez).

Sideways est un film de bons vivants qui ont le mal de vivre. Plus maîtrisé que son dernier car ne reposant pas sur la performance d'un seul acteur mais sur la spontanéité, le naturel et la complicité de plusieurs comédiens. Seul défaut pardonnable : enivré par son sujet, Payne fait prendre parfois à son film l'allure d'un guide touristique (Monsieur Schmidt avait le même défaut). Mais du moment qu'on a l'ivresse? Et ce film respire la joie de vivre. On en sort ivre de bonheur.

A voir sans modération !

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