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Boîte de nuit, alcool, accident,le cocktail infernal
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Boîte de nuit, alcool, accident,le cocktail infernal
La conduite en état d?ébriété ? Cela arrive plus souvent que vous ne le pensez : l?an dernier, ils ont été 1 083 à avoir été contrôlés positifs à l?alcootest. Plus d?un tiers de ce nombre a été impliqué dans des accidents de la route, causant parfois mort d?homme. Si ces chauffards paient aujourd?hui les conséquences de leurs actes, combien sont-ils à passer au travers des mailles de la police ?
Il faut se rendre à l?évidence : malgré les campagnes de prévention et le durcissement de la loi, malgré des contrôles d?alcoolémie réguliers, nombreux sont ceux qui conduisent en état d?ivresse. Pourtant les risques sont énormes car l?alcool réduit la concentration, diminue la vision en cas d?éblouissement, rend téméraire et nerveux. Mais les fêtards, eux, n?en ont cure. Ils n?hésitent pas à prendre le volant après une soirée bien arrosée.
L?accident qui s?est produit à Triolet dans la nuit du 24 au 25 décembre dernier est encore dans les mémoires. Ce soir-là, une conductrice éméchée, fauche une douzaine de personnes avant de s?écraser contre le mur d?un magasin. Une des victimes, Naim Jeeawody, 17 ans, meurt sur le coup.
On se souvient, plus récemment, de l?accident survenu à Vacoas, le 17 avril. Trois des six jeunes se trouvant dans une voiture sont tués lorsque leur voiture heurte un autobus de plein fouet. Il était près de 6 heures du matin et ils revenaient d?une boîte de nuit.
Le chef inspecteur Ben Buntipilly, responsable de la Road Safety Unit, est conscient de la situation : « Nous avons décidé d?intensifier notre action aux petites heures du matin, surtout près des boîtes de nuit. Nous voulons faire comprendre aux automobilistes combien il est important de prendre leur responsabilité. Ce n?est pas la peur du policier qu?on veut instaurer, mais la crainte de provoquer des accidents et de tuer des personnes. »
<B>Les jeunes n?ont qu?à bien se tenir</B>
Une tâche herculéenne attend donc nos policiers, qui ne pourront toutefois pas être à la sortie de chaque discothèque. D?ailleurs, la Road Safety Unit ne dispose que de deux véhicules équipés d?éthylomètres et d?Evidential Breath Analyser. «On ne pourra pas être partout, mais la présence régulière des policiers dissuadera les automobilistes », affirme le caporal Stellio Jogool, de la Road Safety Unit.
Les jeunes n?ont qu?à bien se tenir, les autorités les auront à l??il. « C?est la catégorie de personnes qui sera principalement visée, car bien que connaissant les risques, ces automobilistes se laissent souvent influencer par leur entourage», explique le caporal Jogool.
Malgré le nombre inquiétant d?accidents causés par des automobilistes ivres, les autorités se disent satisfaites. « À notre niveau, répond le caporal Jogool, nous faisons de notre mieux. Les policiers sont sur les routes tous les jours, effectuent des contrôles et font subir un alcootest à toute personne qu?ils soupçonnent être sous influence de l?alcool. »
Le chef inspecteur Buntipilly cons-tate avec satisfaction un changement progressif dans le comportement des conducteurs. « On a noté chez des cou-ples qu?un des conjoints consomme de l?alcool pour que l?autre puisse conduire. Les fêtards qui ont l?intention de consommer de l?alcool laissent leur voiture au garage et prennent un taxi. Cela montre qu?il y a une prise de conscience graduelle. Mais il y a toujours room for improvement. »
267 automobilistes ont été testés positifs à l?alcootest de janvier à avril, cette année. En 2004, ce chiffre s?élevait à 1 083, ce qui constitue une moyenne de 90 conducteurs par mois. L?alcool a provoqué 344 accidents, dont certains fatals, l?année dernière. Pour les quatre premiers mois de l?année, on dénombre 13 accidents de la route dus à l?alcool. Un bon point pour les femmes : elles sont sobres la plupart du temps.
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