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Bilan mi-figue mi-raisin un an après la réforme

5 octobre 2003, 20:00

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Les enseignants étaient en fête hier. Une journée de détente avait été organisée à Pointe-Jérôme, Blue-Bay à leur intention dans le cadre de la Journée internationale des enseignants. C?était également l?occasion pour certains de faire le point sur leur métier un an après l?entrée en vigueur de la réforme de l?éducation.

Certains enseignants disent accueillir la réforme avec satisfaction, car elle a considérablement réduit le stress qui pesait sur les épaules de leurs élèves.?Cela fait environ une année que la réforme a été appliquée mais la situation pour les profs reste inchangée?, explique Raj Dwij, enseignant de l?école Jules Koenig, à Beau-Bassin. Les professeurs du primaire sont contraints d?enseigner davantage de matières dans un laps de temps réduit. Un avis partagé par Françoise Samy, enseignante à l?école Aryan Vedic, à Vacoas. ?Le programme est très chargé. L?introduction de nouveaux sujets tels que les sciences, donne plus de travail aux enseignants.? Mais ces derniers ont pu surmonter le problème après un temps d?adaptation.

Les enseignants concèdent que la situation pour les élèves s?est nettement améliorée depuis un an. ?Les élèves du primaire et, en particulier, ceux qui prennent part aux examens du CPE, sont beaucoup plus à l?aise dans les classes?, explique Raj Dwij. Enseignante au Seeneevassen Government School, à Cassis, Devina Karroo souligne que la réforme de l?éducation à eu des effets plus que bénéfiques pour son école, classée Zone d?éducation prioritaire (ZEP).?Nous avons, depuis un an, un taux d?absentéisme beaucoup plus faible qu?auparavant?, confie-t-elle.

Ce résultat, indique-t-elle, est dû au fait que les élèves sont suivis et encadrés individuellement. Les élèves ressentent peu le stress, surtout à l?approche des examens. ?Le nombre d?élèves dans les écoles ZEP est limité à une vingtaine afin de faciliter leur encadrement.? Les élèves éprouvent parfois des problèmes pour se familiariser aux nouvelles matières. ?Aux alentours de 15 heures, ils arrivent difficilement à suivre les classes et veulent rentrer chez eux?, explique Françoise Samy.

L?un des objectifs de la réforme de l?éducation visait à décourager les élèves à prendre des leçons particulières. ?La réforme n?a eu aucun effet à ce niveau, les élèves du primaire continuent à prendre des leçons?, affirment les enseignants. La demande pour des leçons particulières après les heures de classe est le fait des parents d?élèves.?Même si le ranking a été aboli, la majorité des parents insistent pour que leurs enfants prennent des leçons. Ils espèrent ainsi que leurs enfants soient admis dans un bon collège?, laissent entendre les enseignants.

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