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Bijouterie : l?exportation trop ardue pour les petits fabricants
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Bijouterie : l?exportation trop ardue pour les petits fabricants
Les petites entreprises de bijouterie doivent se concentrer sur le marché local et sur celui des touristes. Les marchés d?exportation, surtout en Europe comportent beaucoup de difficultés. C?est ce qui ressort d?une présentation sur les possibilités d?exportation de bijoux en Europe, hier, au siège de la Mauritius Industrial Development Authority (MIDA). Les résultats d?une étude de marché entreprise sur les marchés anglais, danois, suédois et allemand ont été communiqués aux entrepreneurs.
L?étude était dirigée par un consultant britannique en bijouterie, Norman Grant. Il animait la présentation d?hier. ?Cela m?étonne que vous n?ayez pas suffisamment exploité le marché des touristes. Beaucoup de gens qui viennent en vacances ici ne savent même pas que le pays est une source de bijouterie. Ailleurs, comme au Sri Lanka, par exemple, la destination s?est taillé une réputation de producteur de bijoux?, explique Norman Grant.
Les efforts d?exportation sont difficiles et sont très coûteux. L?intervenant a mis en évidence les difficultés que pourront rencontrer les petites et moyennes entreprises (PME) de la bijouterie sur les marchés européens. Leurs premiers rivaux seront les fabricants de ces pays. Ces derniers bénéficient d?une meilleure exposition sur le marché et sont plus à même d?assimiler les tendances dans leurs produits. Ils ont aussi l?avantage d?être physiquement proches de leurs clients.
<B>Bon encadrement</B>
L?Italie et l?Allemagne sont eux-mêmes des gros producteurs de la bijouterie. ?L?Allemagne dispose d?une technologie de production supérieure alors que d?autres continuent à faire confiance à leurs talents artisanaux.?
Il faut aussi pouvoir concurrencer les fabricants indiens, chinois et thaïlandais qui ont établi des assises solides dans ces marchés. Le consultant a ensuite passé en revue les conditions de la consommation dans les marchés visés. Les perspectives d?exportation ne sont guère reluisantes en ce moment en raison de la morosité qui y prévaut. L?Allemagne connaît un ralentissement important; la demande générale au Danemark, en Angleterre et en Suède n?est pas très intéressante non plus.
?La bijouterie est un secteur où la confiance entre le client et l?acheteur est déterminante. Il faut pouvoir bâtir cette relation de confiance?, souligne Norman Grant. Celui-ci dira que le secteur de la bijouterie a néanmoins beaucoup d?atouts à Maurice. La bijouterie mauricienne est d?une bonne qualité, dit-il. L?industrie bénéficie d?un bon encadrement avec l?école de formation en bijouterie, l?Assay Office et les institutions de support telles la MIDA et l?Export Processing Zone Development Authority (EPZDA). ?Le gouvernement accorde un soutien important au développement et à la promotion de ce secteur.?
En 2002, Maurice a exporté des bijoux pour une valeur de Rs 486 millions. Les principaux marchés sont la France, suivie de l?Angleterre et des Etats-Unis.
Une trentaine d?acheteurs ont été visités dans le cadre de l?étude de marché. Neuf entreprises mauriciennes avaient participé à ce projet.
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