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Bienvenue Tabarly et Pajot mais le bâtiment ne va plus

30 août 2004, 20:00

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Eric Tabarly et Marc Pajot sont à Maurice en vue de leur participation à la Semaine de la Voile, devant commencer le 1er septembre 1979. Arrivés le 29 août, ils ont déjà fait la connaissance du Grand Baie Yacht Club et de leur équipage respectif. La fiancée de Tabarly, une Martiniquaise, l’accompagne. L’épouse de Marc Pajot en fait de même. Ils sont accueillis à Plaisance par Didier Maingard, l’organisateur de leur tournée. Ils ont même fait une sortie en mer pour essayer les bateaux mis à leur disposition. Il s’agit du Blue Shadow d’Hervé Bétuel pour Tabarly et du Laughing Wind de Roger Tennant pour Pageot. Le Lone Star de Raymond Ducray a agrémenté cette mini-course. On annonce aussi la participation de Prince Gunther de Roland Maurel. Le parcours retenu est Grand-Baie – Roche Baleine – le tour du Coin-de-Mire et retour. Retour qui étonne plus d’un. Laughing Wind est le premier voilier à rentrer à Grand-Baie, suivi de Lone Star. Mais point de Blue Shadow. Tabarly a poursuivi sa route jusqu’à l’île Plate avant de virer de bord.

Tabarly, seul maître après Dieu, à bord du Blue Shadow, a sous ses ordres Yves Bétuel, D. Bétuel, M. Rousset, P. Tyack, Y. Harel, P. Hart, J.R. Harel. Pajot commande Roger Tennant, N. Koenig, A. Baissac, P. Dalais et P. Harel.

Pas de vent, en revanche, dans les voiles pour une industrie de la construction dans une mauvaise passe. Quand le bâtiment ne va plus, rien ne va. Le marasme est tel que 900 employés reçoivent des avis de licenciement. Les chantiers ferment leurs portes, les uns après les autres et à l’horizon des nouveaux projets c’est “Anne, ma sœur Anne !”. General Construction et Mauritius Building distribuent tous deux 900 avis de licenciement à leurs 1 500 employés permanents. Elles n’ont pu décrocher les rares contrats disponibles. Elles doivent se contenter du Vrac et du bâtiment de la MCB, en voie d’achèvement. La vie est légèrement plus rose pour Building and Engineering et pour Longtill qui respirent mieux grâce à des contrats de la CWA (distribution d’eau à Port-Louis) et de logements sociaux.

Le bâtiment emploie en moyenne 6 000 travailleurs. Le secteur privé est au point mort alors qu’il peut, en des temps moins mauvais, assurer jusqu’à 60% des gros projets. La faute en est à l’inflation et au gel des crédits bancaires.

Les porte-parole d’un syndicat, Joseph Félicité, Alex Babet et Alain Delangre, dénoncent une clause de la loi régissant le plan national de pension et qu’ils estiment défavorable aux employés du bâtiment. Les salaires journaliers (Rs 26.12, Rs 22.70 et Rs 19.56 pour les ouvriers de 1re, 2e et du 3e catégorie respectivement) sont jugés insuffisants. Ils réclament pour les deux premières catégories Rs 40 et Rs 35. “Nous sommes moins bien rémunérés que les laboureurs de l’industrie sucrière. Un charpentier de l’industrie sucrière touche Rs 35 par journée de travail. Il ne travaille pas à plus de 10 pieds de hauteur. Au-delà des dix pieds, le sucre doit faire appel à des contracteurs qui ne payent que Rs 26.12 par jour à leurs meilleurs ouvriers, même si l’échafaudage est à une hauteur de 85 pieds. Comprenne qui pourra !”

Jean-Louis Pagès avoue vouloir construire pour le bonheur de l’homme de demain. Il se veut architecte pour servir l’Homme. Il détermine notre cadre de vie notre environnement. La maison est un art de vie. Pagès estime que l’architecture mauricienne est unique au monde et il tient à ce que les Mauriciens le sachent. Il craint cependant que Maurice ne devienne une grande banlieue de 900 000 habitants sans espaces verts, entre les villes. Il publie “Maisons traditionnelles de l’île Maurice” aux Editions de l’océan Indien.

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