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Bien apprendre en restant au pays
On peut désormais presque tout entreprendre entièrement, ou en partie comme études supérieures à Maurice, de la médecine à l?informatique en passant par les langues, la comptabilité et le tourisme. C?est le constat d?une visite au Salon international d?orientation professionnelle et de l?éducation, qui prend fin aujourd?hui à Pailles.
Vous souhaitez faire des études de médecine ? Sachez que deux établissements d?enseignement supérieur offrent les premières années de formation à Maurice : la SSR Medical School et l?université scientifique et médical Louis Pasteur (Paris VI).
Le stand de cette université parisienne ne désemplit pas. Elle offre un cours de six mois de préparation au pre-mier cycle d?études médicales (PCEM) et la première année du cycle PCEM.
« La deuxième année se fait à Paris », explique le Pr Sooriamoorthy Baligadoo. Puis, l?étudiant en médecine passera en deuxième cycle (quatre ans) pour compléter sa formation, validée par des examens et des stages. La SSR Medical School offre aussi les deux premières années de formation médicale. Grâce à des accords, les études se poursuivent ensuite dans des universités anglo-saxonnes.
<B>« Classes moins chargées et attention individuelle »
Autre secteur prisé des Mauriciens : l?informatique. Plusieurs établissements proposent des cours menant à des certificates, diplomas et degrees délivrés par des établissements étrangers réputés. Outre l?université de Maurice (UoM) et l?université de technologie (UoT-Mauritius), la DCDM Business School est probablement la plus connue dans ce domaine : elle représente les meilleures facultés indiennes, sud-africaines et européennes. « La formation que nous offrons permet à nos étudiants d?être opérationnels dès qu?ils sont sur le marché. Elle est solide tant au niveau théorique que pratique », explique Michel Préfumo, Marketing Manager de la DCDM Business School.
Également valorisé : le brevet de technicien supérieur (BTS) de la Chambre de commerce et d?industrie. Ici également, le bagage permet à l?étudiant « d?être sur le marché clefs en main », explique Mylène, ancienne étudiante de BTS informatique. « J?ai pu ensuite faire deux années supplémentaire en France », ajoute-t-elle.
Les études pour devenir expert-comptable comportent des sandwich courses, c?est-à-dire de cours théoriques et des stages pratiques en entreprise. La plupart des institutions proposent une formation menant au diplôme d?expert-comptable (ACCA et CA).
Des cours plus « techniques » sont dispensés par l?Industrial & Vocational Training Board (IVTB) et le Lycée polytechnique Guy Forget qui produisent non seulement des techniciens supérieurs et ouvriers spécialisés, mais aussi créatifs du dessin assisté par ordinateur, de l?édition et de la création vestimentaire.
Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi les jeunes Mauriciens optent pour des études supérieures au pays. D?abord, comme l?explique Michel Préfumo, « le jeune inscrit chez nous a droit à de meilleures conditions d?enseignement qu?à l?étranger : classes moins chargées et attention individuelle soutenue? »
<B>Des diplômes agréés à Maurice et reconnus</B>
« Le niveau du système universitaire français est dur et la médecine n?est pas la filière la plus aisée. En débutant sa formation à Maurice, l?étudiant est moins perdu et dépense moins d?argent », assure le Pr Baligadoo, de l?université de Paris VI.
« Les études à l?étranger coûtent cher. Pourquoi aller ailleurs quand nous pouvons étudier tout en travaillant à mi-temps et habiter chez nos parents ? », affirme Shalini, élève en Upper Six ? propos qui font écho à ceux d?autres visiteurs au Salon : « C?est bien de pouvoir débuter ses études de médecine à Maurice. Cela enlève le stress de s?adapter à un nouveau pays », affirme Ryan, 18 ans, et élève au RCC, rencontré au stand de l?université Louis-Pasteur.
Le facteur coût est, pour beaucoup, le premier critère de l?intérêt porté aux cours offerts à Maurice : « Je souhaite débuter mes études universitaires à Maurice et, ensuite, après un premier degree, tenter d?obtenir une bourse pour l?étranger », avance Virginie, rencontrée au stand de l?Institut de la francophonie pour l?entrepreneuriat.
Autre avantage des cours donnés au pays : ils sont agréés par les autorités et leurs diplômes sont reconnus. « L?étudiant n?est pas grugé », précise un porte-parole de l?Appavoo Business School.
À voir l?engouement des jeunes aux stands des institutions présentes à Mau-rice, il ne fait pas de doute que le nombre d?étudiants choisissant de suivre des cours d?institutions étrangères ayant des « antennes » à Maurice augmentera.
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