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Bert Cunningham ne fait pas que des heureux

27 septembre 2003, 20:00

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Fait sans doute rarissime dans les annales des travaux du conseil des ministres. L?interview donnée par un fonctionnaire à un hebdomadaire , le Défi Plus, il y a huit jours a fait l?objet des débats lors de la séance de vendredi.

« Le cabinet a pris connaissance de l?interview accordée par le vice-président de la l?Union of Customs and Excise Officers (Uceo). Il a exprimé ses inquiétudes des suites des allégations faites par celui-ci. Le cabinet a pris note que le contrôleur des douanes a déjà confié cette affaire à l?Independent Commission Against Corruption (Icac) », écrit le rédacteur du compte rendu du conseil des ministres.

Bhagwatparsad Caullychurn avait entre autres allégué que Bert Cunningham, le receveur des douanes aurait « verbalement donné des instructions pour ne pas vérifier les conteneurs d?un importateur du Nord du pays. Nous avons fait notre propre enquête et avons découvert que l?importateur en question est proche d?une haute personnalité politique ».

Invité à réagir à la suite du commentaire du conseil des ministres, Bhagwatparsad Caullychurn a fait la déclaration suivante : « J?attends avec impatience la convocation de l?Icac. Je n?ai rien reçu jusqu?ici. En cours de semaine, j?ai reçu une lettre de M. Bert Cunningham. Il m?a demandé si je maintiens toutes les déclarations que j?ai faites dans l?interview en question. Je lui ai répondu par l?affirmative. Il devait souligner que les allégations que j?ai faites sont fausses et malicieuses. C?est sur le plan de tentative de trafic d?influence que je vais formuler mes allégations auprès de l?Icac. Il revient à l?Icac par la suite de vérifier mes déclarations, de réaliser ses propres enquêtes et de tirer ses propres conclusions ».

Ces allégations illustrent bien la tension qui ponctue depuis quelques semaines, les relations entre Bert Cunningham, contrôleur des Douanes et le syndicat des douaniers.

« Depuis plus de trois mois, nous n?avons aucune rencontre avec M. Bert Cunningham. Il nous donne l?impression qu?il fait tout pour empêcher les syndicats de fonctionner librement ».

L?overtime remise en cause

Bien avant les allégations de Bhagwatparsad Caullychurn, l?introduction d?un nouveau système de paiement pour les heures de travail supplémentaires a jeté un froid dans les relations entre le syndicat et Bert Cunningham.

Jusqu?ici, ce paiement était effectué selon les dispositions établies dans le rapport du Pay Research Bureau (Prb) et qui sont applicables dans la fonction publique. Grâce à ce système de paiement, les heures de travail un dimanche sont payées au double du taux normal.

« Maintenant, la douane a imposé un barème fixe. Il est de Rs 1200 et Rs 1800 pour les douaniers et les Senior Customs officers. Or, cette allocation fixe est bien en deça de ce touchent actuellement les douaniers durant les heures supplémentaires. C?est incompatible avec la politique du gouvernement d?assurer un salaire décent aux douaniers comme une mesure pour décourager la corruption. En plus de cette allocation fixe, la douane a imposé la semaine de quarante heures », explique pour sa part le président du syndicat Toolsyraj Benydin.

Un nouvel élément est venu jeter de l?huile sur le feu. Toolsyraj Benydin aurait été invité par Bert Cunningham à fournir un rapport sur ses activités professionnelles.

Si une enquête est mise en route par l?Icac, elle viendra surement envenimer les relations déjà tendues entre le syndicat et Bert Cunningham. Ce sera aussi une des premières du genre dans un secteur où l?Icac vient d?effectuer une évaluation de son système de fonctionnement. Le but de l?opération a été de répertorier les failles du système qui sont susceptibles de contribuer à amplifier les risques de corruption.

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