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Benjamin Marie-Joseph : il devient juge après s’être armé de détermination et patience

12 mai 2012, 20:00

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Benjamin Marie-Joseph : il devient juge après s’être armé de détermination et patience

Le système judiciaire compte un nouveau juge. Benjamin Marie-Joseph, 55 ans a été, durant de longues années, un fonctionnaire très apprécié.

Il s’est lancé dans les études de droit et, depuis, il n’a plus quitté cette profession. Pourtant, Benjamin Marie-Joseph n’a pas débuté sa carrière dans le judiciaire. Ses premiers pas dans le monde du travail, il les a effectués au Bureau central des statistiques. Cinq mois pendant lesquels il effectuait des interviews pour les sondages.

C’est en 1974 que l’homme de loi débute dans la fonction publique, plus précisément au ministère de l’Agriculture où il passera 16 années de sa vie. Entre-temps, Benjamin Marie-Joseph entame des études de droit. Il a, en fait, saisi une opportunité qui s’offrait à lui.

«A l’époque, l’Université de la Réunion proposait aux Mauriciens de poursuivre des études menant à une maîtrise en droit. Cette option à temps partiel me permettait de travailler et d’étudier en même temps », soutient-il.

Benjamin Marie-Joseph a, comme beaucoup de jeunes de l’époque appris que l’effort récompense toujours. Issu d’une famille peu aisée qui comptait sept enfants, il devait faire de son mieux pour réussir sa vie.

«Je ne dirai pas que nous étions très pauvres parce qu’il y avait tant d’autres familles qui étaient dans la misère totale. Mais, nous n’étions pas riches non plus. Quand j’ai terminé mes études secondaires, je dois avouer que je n’avais pas songé à travailler dans le domaine du judiciaire », indique-t-il.

Fidèle depuis sa naissance à Rose-Hill, Benjamin Marie-Joseph a fréquenté le collège New Eton. Même si devenir avocat, magistrat ou juge n’était pas son rêve d’enfant, il affirme qu’il a toujours éprouvé un grand intérêt pour les faits divers et que les journaux étaient une de ses lectures préférées.

«J’étais toujours plongé dans les faits divers en lisant les journaux. J’aime quand la justice finit par triompher », poursuit-il. En 1990, il décroche sa maîtrise et prête serment une année plus tard. A la fin de cette même année, il se joint au Parquet. En 1993, l’homme de loi devient magistrat et il siègera à la Cour de Mahébourg, de Curepipe, de Port-Louis et de Bambous.

Benjamin Marie-Joseph continue à gravir les échelons et siégera comme président de la Cour intermédiaire jusqu’en 2009. Mais il faut noter que notre nouveau juge a également franchi les frontières en siégeant comme juge président à la Haute Cour de Commerce du Rwanda entre 2008 et 2009.

C’est en 2011 que les choses s’accélèrent pour l’homme de loi. A la fin de l’an dernier, il remplace Rita Teelock qui a été nommée juge et devient Acting Master Registrar avant d’être nommé Master Registrar en début d’année.

Et le mercredi 2 mai, c’est avec le sentiment d’avoir atteint son objectif que Benjamin Marie-Joseph accède aux fonctions de juge, nommé par le Judicial and Legal Service Commission (JLSC), en remplacement de Premila Balgobin.

A présent, ce père de quatre enfants jette un fier regard sur son passé professionnel. Mais il parle surtout de son constat du système judiciaire. « Notre système est bien rodé et a fait ses preuves. Maurice a une reconnaissance internationale. Les étrangers montrent beaucoup d’appréciation pour notre système », poursuit-il.

Le nouveau juge ne passe pas tout son temps à la Cour suprême. Durant ses temps libres, il est sur un terrain de foot non loin de sa maison à Rose-Hill avec ses amis «Je ne suis pas un grand joueur mais je le fais pour garder la forme. Et puis, j’aime aussi suivre les matchs de foot à la télé ou les compétitions d’athlétisme », affirme-t-il.

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