Publicité
Beejadhur sculpte ses toiles au couteau
Par
Partager cet article
Beejadhur sculpte ses toiles au couteau
Peindre c?est pérenniser. C?est du moins la façon dont Kishan Beejadhur conçoit les peintures qu?il expose à l?Alliance française de Mahébourg jusqu?au 30 avril.
À travers « Mahébourg d?hier et d?aujourd?hui », Kishan veut faire exploser les couleurs de son village natal : « J?aime me promener dans les rues, regarder les pirogues, m?imprégner des gens qui vont et viennent et je ne me lasse jamais du rythme ». Depuis dix ans qu?il a quitté son travail à l?aéroport, l?artiste peintre se consacre exclusivement à sa peinture et gagne bien sa vie. Les gens le connaissent de bouche à oreille. D?ailleurs, depuis l?annonce de son exposition, il reçoit des gens qui veulent acheter ses tableaux avant même le vernissage. Ce qui attire dans son ?uvre, c?est la magie du paysage, la douceur de l?atmosphère. Les flamboyants qui longent Beau-Vallon, le pont Cavendish (qu?on appelle Ville-Noire), les pirogues à Rémy Ollier, la falaise rouge, défilent devant nos yeux à travers ses tableaux comme un long fleuve tranquille. Son style de prédilection ? Le couteau. Le mahébourgeois aime charger son couteau de peinture, jouer avec les masses, donner du relief aux volumes et aux mouvements. « On ressent mieux les couleurs quand elles sont épaisses, elles vibrent mieux », explique-t-il. Si ça saute aux yeux que Kishan a un réel talent pour le figuratif, l?artiste lui-même reste insatisfait. « Il n?y a pas de limite dans l?art. Il y a toujours moyen d?améliorer, de casser et de refaire. C?est vrai aussi que j?aime que ça se complique plus », avoue-t-il. En attendant de réaliser le rêve d?avoir sa propre galerie à Mahébourg, Kishan sera à l?Alliance française de sa ville natale.
Publicité
Publicité
Les plus récents