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BB jugée pour incitation à la haine raciale
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BB jugée pour incitation à la haine raciale
Brigitte Bardot a comparu à nouveau jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris pour «incitation à la haine raciale» en raison de ses écrits sur les immigrés et les musulmans dans un livre paru en mai 2003.
Déjà condamnée à trois reprises à des amendes pour ce motif, la comédienne de 69 ans, reconvertie dans la défense des animaux, a soutenu à l'audience que son livre, Un cri dans le silence, ne visait pas spécifiquement les Maghrébins et la religion musulmane.
Elle a toutefois réaffirmé qu'à ses yeux la France connaissait actuellement une période de «décadence» et s'est élevée contre le «métissage».
«Il y a beaucoup de nouvelles langues dans la nouvelle Europe. C'est la médiocrité qui prend le pas sur la beauté et la grandeur. Il y a beaucoup de gens sales, mal habillés, mal rasés», a-t-elle dit à la barre.
Elle est sortie de la salle d'audience en pleurs après la plaidoirie de ses contradicteurs.
Le substitut du procureur Béatrice Vautherin, critiquant «un cri de haine, de dégoût, de mépris et de rejet» et des «amalgames outranciers», a demandé une condamnation sans préciser la peine souhaitée.
Le jugement doit être mis en délibéré.La peine encourue peut atteindre en théorie un an de prison ferme mais la jurisprudence limite les sanctions à un emprisonnement avec sursis et à de fortes amendes.
Le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), qui a engagé les poursuites avec la Ligue des droits de l'homme, demande 360.000 euros de dommages et intérêts.
Le livre de «BB» pourfend notamment les homosexuels, traités de «phénomènes de foire», les femmes ministres, et dénonce aussi le «scandale de l'aide aux chômeurs».
Ce sont les passages déplorant «l'islamisation de la France», «l'infiltration souterraine et dangereuse de l'islamisme», «les hordes de jeunes qui terrorisent la population» et les clandestins qui «profanent et prennent d'assaut nos églises pour les transformer en porcheries humaines» qui sont poursuivis.
Sobre tailleur noir, fleurs en plastique rouge dans les cheveux, yeux charbonneux, l'ancienne reine du grand écran a expliqué qu'elle puisait ses réflexions dans «le journal télévisé» et a juré qu'elle ne visait pas une catégorie particulière de la population.
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