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Barrichello, le soldat de l’ombre
A 33 ans, Rubens Barrichello a vécu la plus glorieuse partie de sa carrière à l’ombre de Michael Schumacher, septuple champion, lui qui rêvait d’offrir au Brésil un nouveau titre après ceux d’Emerson Fittipaldi, Nelson Piquet et Ayrton Senna.
Comme Senna, Barrichello a gagné son premier championnat en kart, à 9 ans. Il sera cinq fois champion du Brésil. Il a ensuite été champion du Brésil en Formule Ford, champion de F3000 en 1991 et troisième du championnat de F3000, avant de signer à 20 ans chez Jordan.
Il prend la 6e place du championnat du monde, ce qui lui offre un volant chez Jordan-Peugeot en 95-96, puis chez Ford-Stewart en 97.
Il brille encore et termine 7e en 1999. Ferrari l’engage comme 2e pilote dès 2000. Pour sa première saison à l’ombre de Schumi, le Brésilien termine 4e du championnat et offre à Ferrari le titre constructeur.
En 2000 encore, il remporte son premier GP à Hockenheim, en remontant de la 18e place, et s’effondrant en pleurs sur le podium lorsqu’il entend l’hymne brésilien.
2001 le voit monter sur la troisième marche du classement du championnat derrière Schumi et David Coulthard, mais il devra attendre 2002, sa meilleure année pour gagner un nouveau GP.
2002, l’année de la controverse du GP d’Autriche. Barrichello avait dominé la course, jusqu’à quelques tours de l’arrivée quand Ferrari lui donnait l’ordre de laisser gagner Schumi. Et Barrichello le laissait passer sur la ligne, ce qui provoquait une bronca des spectateurs. Schumi lui avait remis sa coupe.
En 2004, il termine 2e au championnat. Barrichello croyait encore au titre. “Je veux devenir champion du monde chez Ferrari contre lui (Schumacher),” déclarait-il à Bild. “J’arrêterai seulement quand je m’apercevrais que Michael est meilleur que moi.”
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