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Badland
Brutal but beautiful du réalisateur canadien, Francesco Lucente, nous montre une autre facette de la guerre loin des champs de batailles et des fusillades. La guerre n?est jamais terminée pour un soldat qui est allé au front. La guerre tourne autour de lui comme un spectre. Badland figure dans la catégorie des films qui dérangent.
Dans Badland, Francesco Lucente nous plonge dans la tête de deux soldats brisés par les guerres en Irak et en Afghanistan. Deux soldats, Jerry Rice (Jamie Draven) et Max (Joe Morton), ne sont plus que l?ombre d?eux-mêmes. Ils ne savent pas ce qui s?est passé là-bas, mais une chose est sûre, ils ne sont plus les mêmes.
A travers les yeux du personnage principal, Jerry Rice, incarné par un excellent Jamie Draven, dont la réputation n?est plus à faire après Billy Elliot, Francesco Lucente nous fait vivre la souffrance de cet homme et nous montre toute l?absurdité de la guerre. On se rend compte comment la guerre peut changer un homme et le pousser à commettre des crimes ignobles.
La puissance de Badlands réside sans aucun doute dans son interprétation du bien et du mal et comment l?amour d?un enfant peut purifier le c?ur d?un père gangréné par les atrocités d?une guerre qu?il ne voulait pas faire. Le bien et le mal prennent un autre sens derrière la caméra de Francesco Lucente. Il nous fait voir que les hommes ne naissent pas mauvais et que tout le monde peut changer et se repentir de ses crimes. Badland parle d?une histoire de choix : tuer ou vivre.
<B>Réactions?</B>
<B>Sébastien Simonette
Accounts clerk </B>
«C?est un très bon film qui nous parle des conséquences de la guerre et comment elle peut détruire la vie d?un homme et de sa famille. Le réalisateur nous montre aussi que la vie ne sera jamais plus pareil pour les soldats qui ont fait la guerre.»
<B>David Constantin
Cinéaste</B>
«Pour être honnête? ce film m?intrigue. Un seul mot me vient à la tête : Pourquoi ? Mais dans l?ensemble Badland est un très bon film.»
<B>Francesco Lucente
?Je me suis mis dans la peau du soldat?</B>
<B>Vous êtes scénariste, producteur et réalisateur de films. D?où vient cette passion pour le cinéma ?</B>
J?ai commencé à tourner des courts métrages à huit ans. Depuis je ne me suis pas arrêté et je continue à tourner , car le cinéma est avant tout une passion. Mon premier long-métrage pour lequel j?ai aussi écrit le scénario, était la comédie The Virgin Queen of St Francis sortie en 1987.
<B>Vous avez écrit et réalisé plusieurs comédies ? 2001 : A Space Travesty avec Leslie Nielsen. Maintenant vous vous attaquez à la tragédie avec Badland. La transition a-t-elle été difficile ? </B>
Non, car les comédies sont plus dures à écrire que les tragédies. Je sentais le besoin d?écrire et de réaliser Badland.
<B>Pourquoi Badlands ? un film traitant de la guerre, créneau très exploité au cinéma ? </B>
J?ai voulu rendre hommage à tous ces soldats qui ne sont plus les mêmes hommes après avoir fait la guerre. C?est une initiative personnelle. Je me suis mis dans la peau de tous ces soldats, savoir ce qu?ils ressentent, pour réaliser Badland.
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