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Back to life?
Dur, dur la réalité. C?est le cas de le dire pour nos nageurs qui ont pris part au South Africa Prestige Age Group du 18 au 22. L?entraîneur national, Jocelyn Gunnoo, revient sur ce qu?ont vécu les Mauriciens durant ces cinq jours de compétition et tire des enseignements.
Si la plupart des nageurs ont subi un véritable choc, Jocelyn Gunnoo pense, lui, que la confrontation à la dure réalité n?est pas une si mauvaise chose en soi.
?On ne pouvait éternellement comparer les temps avec ce qui se fait en Europe. C?est bien que les nageurs aient pu constater d?eux-mêmes le niveau très élevé des jeunes de leurs groupes d?âge d?Afrique du Sud?, dit-il d?emblée.
Le technicien replace cette participation mauricienne dans le contexte des Championnats d?Afrique juniors qui auront lieu à Maurice en août prochain. ?Si nous avons choisi de prendre part au niveau 3, alors que nous pouvions nous engager en niveau 2 et revenir avec des médailles, c?est justement pour confronter nos nageurs au haut niveau. Les préparer en vue des Championnats d?Afrique et ils savent désormais à quoi s?attendre?, précise Jocelyn Gunnoo.
Par ailleurs, le coach est d?avis que les Mauriciens ne pouvaient, à cette période de l?année, réaliser leurs meilleures performances. ?Nous avons eu les Championnats locaux et les Océanides en décembre et nous venons de reprendre à la mi-janvier. Les nageurs ne pouvaient atteindre leur peak. D?ailleurs, les championnats d?hiver sont prévus en mai?, explique-t-il.
Quoi qu?il en soit, les Sud-Africains évoluaient sur une autre planète au SA Prestige Age Group. La claque reçue par les locaux est une raison pour redoubler d?efforts et placer la barre plus haut.
?Les résultats nous indiquent une chose : il faut travailler encore plus dur. Nous avons regardé, avec admiration, les Sud-Africains nager à un rythme effréné. Les épreuves du matin duraient de 8 heures à 15 heures. Après un break d?une heure, c?était reparti pour encore six heures et ils ne baissaient pas pied. De plus, nous étions impressionnés par leurs techniques. À Maurice, nous nous entraînons six fois la semaine, c?est de l?entretien pas de l?entraînement?, remarque-t-il.
Pour l?entraîneur national, il n?est pas question de revoir les objectifs à la baisse, car l?État investit déjà dans la natation et certains nageurs touchent la bourse de haut niveau. ?Nos nageurs bénéficient de certaines facilités. Il faut maintenant revoir les objectifs à la hausse et non pas se contenter d?être compétitifs dans la région. Si cela implique envoyer nos nageurs à l?étranger dès leur jeune âge pour se perfectionner, alors il faut y songer?, soutient-il.
Il pense, néanmoins, que tout n?est pas perdu pour les championnats africains juniors. ?Les Sud-Africains viendront avec leurs meilleurs nageurs, les Égyptiens aussi. La natation est exigeante et il faut travailler dur tout le temps. Nous encouragerons les nageurs à mettre les bouchées doubles. Avec les compétitions et les regroupements de la sélection, nous devrions réaliser de bien meilleurs résultats?, affirme Jocelyn Gunnoo.
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