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?Babajee est notre meilleure chance?
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?Babajee est notre meilleure chance?
C?est la quatrième fois que Maurice participe à des Championnats du monde seniors. Quels sont vos objectifs ?
Chaque boxeur a pour mission de donner le meilleur de lui-même. Outre cela, ces Championnats du monde sont une occasion en or, pour nous, de rencontrer les dirigeants des autres pays, surtout les Africains. À l?avenir, on aimerait organiser des rencontres Maurice-Afrique, et, éventuellement, abriter les premiers Championnats d?Afrique de kick-boxing.
En sus du titre de champion du monde junior de Fabrice Bauluck, Maurice compte deux médaillés de bronze, Bruno Lacariate et Shyam Seebaluck, chez les seniors. Pensez-vous décrocher d?autres médailles ?
Les boxeurs ont la capacité de monter sur le podium. Tout dépendra du tirage au sort.
Dans quelle catégorie pensez-vous avoir le plus de chance ?
La catégorie des -67 kg avec Mervin Babajee. Il est vraiment très fort actuellement, presque imbattable. Il se prépare pour ces Mondiaux depuis son retour des Championnats du monde de full-contact en 2003. Il avait perdu au premier tour, mais là, il sera en low-kick, la spécialité des Mauriciens.
Qu?en est-il d?Albert Dabeesing, Jean-Claude Spéville et Jimmy Zémira ?
Ils ont aussi leurs chances. Albert Dabeesing est celui qui s?est le plus entraîné alors que Jimmy Zémira est un habitué du circuit mondial. Il ne faut pas oublier qu?il est médaillé de bronze des Championnats du monde 2002 de boxe française. Quant à Jean-Claude Spéville, c?est le Rodriguais déterminé au mental d?acier.
Justement, Jean-Claude Spéville n?a rejoint l?équipe que depuis deux semaines. Sa préparation est-elle à la hauteur de l?événement ?
Il a fait sa préparation seul à Rodrigues. Il n?a pas eu de sparring-partners à son niveau. Cependant, je ne me fais pas de souci pour lui. Psychologiquement, il est au top.
Contrairement à leurs prédécesseurs, les quatre combattants ne pourront pas se fier à l?effet surprise. C?est un peu dommage?
Maintenant, les gens du milieu savent qui nous sommes et ce qu?on vaut. Nos adversaires seront, certainement, sur leurs gardes et c?est une bonne chose. Les perdants ne pourront pas dire que nous aurons gagné grâce à la chance. En somme, maintenant nous avons un plus grand défi qui est de confirmer.
Vous arriverez à Agadir, la ville organisatrice, après une bonne dizaine d?heures de vol, dimanche (NdlR : aujourd?hui). Vos boxeurs auront-ils le temps de récupérer pour débuter la compétition mardi ?
Je pense que oui. Cela va diminuer la capacité des boxeurs, mais on fera avec. Ce qui est bien c?est que grâce au budget du ministère des Sports, nous ferons le trajet Casablanca-Agadir en avion. Cela va nous prendre une heure. Au cas contraire, nous aurions dû faire huit heures en bus.
C?est en toute discrétion que les kickboxeurs mauriciens étaient partis aux précédents Mondiaux. Cette année, beaucoup attendent des médailles. Arriverez-vous à gérer la pression ?
On ne se sent aucunement sous pression. On reste bien concentré et puis on ne peut pas trop demander aux boxeurs. Au cas contraire, ils pourraient nous lâcher.
Ne craignez-vous pas de décevoir ?
Non. Nous ne pourrons décevoir quiconque en faisant de notre mieux. Il se peut qu?on perde. Mais ces possibles échecs, nous les prendrons positivement en tirant des leçons pour progresser.
Une cinquantaine de pays est attendue pour cette compétition alors qu?en 2003, il n?y avait que 30 pays inscrits aux Mondiaux. Comment expliquez-vous cette affluence ?
En 2003, la compétition s?est déroulée en Ukraine. Ce pays est moins accessible que le Maroc. Et puis, la WAKO (NdlR : World Associations of kick-boxing Organisations) est la plus grosse organisation des sports pieds-poings.
Quels sont les pays que vous craignez le plus ?
Tous les pays de l?Est. La Russie, le Kirghizstan, le Kazakhsthan, entre autres.
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