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Ba Cissoko Exaltant
Réminiscences africaines. Joies, exaltation, montée d?adrénaline. L?Afrique résonnante entre choc électrique et divines éclaircies. Sur scène, Ba Cissoko et ses complices : Sékou Kouyaté (kora électrique), Lourou Kouyaté (bolon, basse), Ibrahim Bah (percussions) et cet instrument aux formes généreuses : la kora, le tout a été diablement pertinent.
Instrument phare et sacré de la culture mandingue, la kora, cette grosse calebasse tout droit venue de la Guinée sur laquelle sont tendues 21 cordes, a laissé couler des sonorités cristallines, jamais entendues auparavant. Il y a là de prodigieuses envolées, teintées par la voix de Ba Cissoko, qui se livre à un magistral solo.
Le public va faire corps avec ces musiciens d?une énergie féroce. Avec eux, la kora devient électrique. Deux koras, une basse, des percussions et quatre Guinéens, héritiers des griots de leur pays. Ils brassent blues, rock, reggae. Ils transgressent la musique traditionnelle africaine, pour mieux la porter. Ils s?expriment en malinké, en soussou ou en peul. Entre tradition et modernité,
Ba Cissoko nous éveille à une musique des sens. Première ovation et des ovations à tout casser pendant tout le concert.
Le public en voulait toujours encore et Ba Cissoko donne toujours. Souriante, décontractée, la troupe familiale reprend, encore et encore. Quelques mots en français et toujours leurs chansons qui brûlent d?un feu intérieur. Ce concert a été une escapade, un divertissement dans tout ce qu?il a de plus noble, une curiosité que l?on n?a pas fini d?essayer de percer.
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