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Mule française

Les conditions de détention au cœur des nouvelles interrogations

21 septembre 2026, 17:00

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Les conditions de détention au cœur des nouvelles interrogations

Repas de fast-food, maintien prolongé en cellule et rôle supposé dans l’enquête : les conditions dans lesquelles L.R. a été détenue font désormais l’objet de vérifications

Près de six mois après son arrestation, de nouvelles questions se posent sur les conditions dans lesquelles la ressortissante française L.R., 27 ans, a été maintenue sous garde policière avant son transfert à la prison de Beau-Bassin.

Alors que plusieurs autres protagonistes de cette affaire avaient déjà été transférés en détention pénitentiaire, la jeune femme est restée pendant plusieurs mois dans une cellule de police. Selon nos informations, cette situation aurait notamment été liée à son rôle dans l’enquête. Les enquêteurs de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) auraient considéré ses déclarations comme importantes pour faire avancer certaines pistes et identifier plusieurs intervenants présumés.

Un rôle particulier dans l’enquête

Au fil des mois, les informations fournies par la Française auraient permis aux enquêteurs d’approfondir certaines pistes et de procéder à plusieurs arrestations. C’est dans ce contexte que son maintien sous garde policière aurait été justifié par la nécessité de la garder disponible pour les besoins de l’enquête et de la protéger d’éventuelles pressions extérieures.

Cette situation fait toutefois l’objet de nouvelles vérifications. Selon les éléments recueillis, L.R. n’aurait pas toujours bénéficié des mêmes conditions que les autres personnes placées en cellule.

Des repas provenant de chaînes de restauration rapide lui auraient notamment été livrés à plusieurs reprises. Des burgers auraient ainsi figuré parmi les repas qui lui auraient été servis, alors que les autres détenus recevaient les repas prévus dans le cadre de leur détention.

Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer qui autorisait ces traitements particuliers, qui en assumait les coûts et s’ils étaient liés au statut particulier de la jeune femme dans le cadre de l’enquête. Les conditions dans lesquelles la détenue était surveillée font également partie des vérifications.

Les enquêteurs devraient notamment s’intéresser aux policiers affectés aux différents shifts, aux registres de présence et aux personnes qui avaient accès à la cellule durant la période concernée.

La policière chargée de la surveillance des cellules pourrait également être entendue afin d’établir les circonstances dans lesquelles la jeune femme était prise en charge et de déterminer si les procédures habituelles étaient respectées.

Ces vérifications prennent une importance particulière depuis les déclarations faites par L.R. lors de son interrogatoire en septembre. Elle aurait alors affirmé avoir entretenu des relations sexuelles avec un policier affecté au poste de police de Sodnac alors qu’elle se trouvait toujours sous responsabilité policière.

Les enquêteurs doivent désormais établir les circonstances exactes de cette relation et vérifier les déclarations de la détenue. Plusieurs policiers susceptibles d’avoir été présents ou de service durant la période concernée pourraient être entendus.

Un examen médical attendu

Selon nos informations, une autre étape devrait intervenir dans les prochains jours avec un examen médical de la détenue par un médecin de la police. Cet examen devrait notamment permettre de consigner officiellement certains éléments avancés par la jeune femme et de compléter les vérifications en cours. Les résultats devront être examinés parallèlement aux témoignages recueillis auprès des policiers et aux autres éléments disponibles dans le dossier.

La Major Crime Investigation Team, qui s’intéresse désormais à ce nouveau volet, devra déterminer si les déclarations de la détenue peuvent être corroborées et si des manquements ont pu intervenir durant sa période de garde.

Au-delà de l’allégation concernant le policier de Sodnac, les enquêteurs cherchent donc désormais à comprendre dans quelles conditions L.R. a été détenue pendant près de six mois, quel traitement particulier elle aurait éventuellement reçu et si son statut dans l’enquête a pu influer sur sa prise en charge.

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