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Bérenger propose un ?Select Committee? présidé par Sithanen

13 novembre 2005, 20:00

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Paul Bérenger souhaite que le débat soit relancé sur la reforme du système électoral. Le leader de l?opposition va même plus loin et propose le nom du ministre des Finances, Rama Sithahen, pour présider un select committee sur la question. L?opposition parlementaire se ferait représenter par le député Alan Ganoo au sein de ce comité.

Rencontrant la presse, samedi, pour un tour d?horizon de l?actualité politique, le leader de l?opposition rappelle que le Full Bench de la Cour suprême vient de renverser le jugement Balancy qui dispensait à un candidat d?indiquer son appartenance ethnique.

Pour Paul Bérenger, la réforme électorale est devenue inévitable pour introduire une dose de proportionnelle. Cela dans le but de contourner le problème de représentation ethnique. Il explique qu?il n?a pas encore évoqué cette proposition avec le Premier ministre, Navin Ramgoolam.

Abordant la récente visite à Maurice du président malgache Marc Ravalomanana, il estime que celle-ci a été mal ?préparée?. ?Madagascar est un pays sacré comme l?Inde, la France, la Chine et le Mozambique. Nos ancêtres sont venus de là. Il n?y a même pas eu un brin d?histoire pour situer la visite du président malgache.?

?Le Parlement siégeait encore lorsque le président malgache est arrivé?, note encore le leader de l?opposition. Il a profité de l?occasion pour demander au gouvernement d?assurer un suivi de tous les dossiers qui ont été discutés lors de la visite du président de la Grande île.

L?idée de transformer Madagascar en grenier de Maurice et de la région est une excellente idée, approuve-t-il. Se référant à sa rencontre avec le président malgache, il dira qu?il a fait part à Marc Ravalomanana de son intention d?écrire un livre sur le ?peuplement de l?île de France en 1722. Le peuplement se fait à partir de la France, de la Réunion, de Madagascar et de l?Inde?. Il déclare aussi qu?il a l?intention de se rendre à Madagascar pour poursuivre les recherches sur son livre, et cela à l?invitation du président malgache.

Sur le dossier sucre, Paul Bérenger déclare qu?il existe une possibilité que la réduction du prix du sucre sur le marché mondial soit inférieure à 39 %. Ce qui ne l?empêche pas de s?inquiéter, car, dit-il, ?le Premier ministre ne semble pas avoir une vue du dossier sucre et textile ?.

Il est important que le suivi de ce dossier soit assuré par le Premier ministre, dit le leader de l?opposition. Et de préciser qu?il n?a pas apprécié que le chef du gouvernement n?ait pas répondu à la Private Notice Question (PNQ) de mardi dernier et a laissé le soin au ministre de l?Agro-industrie de le faire. La réponse donnée par celui-di démontre ?l?absence de home work et d?analyse? sur les propositions de baisse tarifaire de l?Union européenne.

?Paul pe al Réduit?

Paul Bérenger annonce qu?il est prêt à collaborer avec le gouvernement sur ce dossier dans l?intérêt supérieur du pays.

Parlant du textile, le leader de l?opposition trouve que le gouvernement a été mal inspiré de limoger Peter Craig, le trade commissionner aux Etats-Unis. Ce limogeage risque d?avoir des répercussions graves pour le pays car Peter Craig, tout comme Paul Ryberg, a des contacts privilégiés avec l?administration et le Congrès américains. Il rappelle que Paul Ryberg, qui a pris la défense de Peter Craig, est à la tête de l?African Cotton & Texile Industries Federation et que celle-ci a engagé des discussions post-Agoa. ?Si Paul Ryberg décide de partir ou si le gouvernement décide de le limoger, Maurice fera alors face à de sérieuses difficultés.?

Au sujet du renouvellement des instances du Mouvement militant mauricien (MMM), il explique que le MMM n?entrera dans aucune alliance durant les trois prochaines années. Il a aussi tenu à mettre fin à une rumeur selon laquelle ?Paul pe al Réduit?. La priorité du MMM est la consolidation de la base du parti, dit-il.

Ses commentaires ont aussi trait au récent rapport du directeur de l?Audit. Il arrive très souvent, dit-il, que les commentaires fournis par les ministères arrivent après la publication du rapport.

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