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Bérenger blâme Sithanen
Pour Paul Bérenger, le ministre des Finances, Rama Sithanen, est le responsable de l?appréciation de la roupie qui affecte les entreprises qui exportent leurs produits. «Li mem la fot lapresasyon de la roupi. Zordi li fer kouma dir li finn dekouver l?Amerik.» Le leader du Mouvement militant mauricien (MMM) a rassemblé quelque 500 personnes lors d?un meeting, hier, à Rose-Belle.
Il faut, dit-il, que le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque de Maurice travaillent ensemble pour que tout marche bien, comme c?est le cas ailleurs. «Me isi zot kouma dir sat ek lisien.» Selon lui, chacun se jette la pierre quand un problème survient. «Kouma oule enn pei pa zouen maler ?»
Il affirme que seulement 3 % de l?électorat a cru dans les «fausses promesses» de l?Alliance sociale. «E zordi, se sa 3 % la ki pli anmerde.» Revenant sur le dossier de la farine, le leader de l?opposition a, de nouveau, fustigé Rajesh Jeetah, ministre du Commerce qui a «zoue ar manze lepep». «Pa kominalis ki pou rempli nou vant. Bizin bann dimoun konpetan capab pou diriz le pei.»
De son point de vue, l?insécurité dans le pays n?est pas la faute de la police mais celle du Premier ministre Navin Ramgoolam. Le tableau est le même concernant la fraude et la corruption qui sont «en recrudescence». «Kot ou gete skandal. E l?ICAC inn vinn enn zouti politik.»
Paul Bérenger aborde la crise alimentaire qui nous guette. Là aussi, dit-il, il faut des personnes compétentes pour résoudre le problème mais aussi des pays amis de la région, tels Madagascar et le Mozambique. Selon lui, s?il y a une bonne coopération entre Maurice et Madagascar, ce dernier sera autosuffisant en riz et pourra même nous fournir cette denrée à l?avenir.
Pour la leader-adjoint du parti, Alan Ganoo, «dimoun pe bizin ris diab par lake». «Zot dir ou fer sakrifis, ser sintir, letan sa zot aste loto nef. Gouvernman pe fer ekonomi lor ledo bann pov.» Il trouve «qu?il n?y a plus de leadership dans le pays et qu?aucune institution ne marche». «Enn sel zarm Ramgoolam pou ena, se zarm kominal.»
D?après Sailendra Gokhool, les fruits de la croissance ne bénéficient qu?à un petit groupe. «Cette croissance découle du travail de l?ancien régime. IRS, tourisme, seafood hub, se bann sekter ki nou finn kre.»
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