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Autrement champions
Ils sont des champions, même avec leur handicap. Fadil, 18 ans, était un des meilleurs goal keepers lors d?un tournoi de football organisé récemment par le ministère de la Sécurité sociale. Vijay, âgé de 12 ans, a reçu le premier prix de dessin lors d?une compétition locale. Il a pu se rendre en Inde où il a décroché le 6e prix à une compétition internationale. Xavier (15 ans) a pu se rendre en Namibie avec l?équipe de football championne. Johnathan, 18 ans, a été à Prague, Tchécoslovaquie, après avoir remporté une compétition de dessin.
Ces quatre jeunes autrement capables font partie d?un groupe de 27 qui se rendent à l?école de Amour sans Frontières, qui se trouve à St-Antoine.
Certains, des suites de convulsions, sont restés handicapés, alors que d?autres ont été traumatisés à cause d?une déchirure familiale ou à la suite d?un accident.
Mais pour ces jeunes, la vie continue. Les responsables de Amours sans Frontières se dévouent corps et âme pour apporter un peu de lumière au c?ur de ces enfants.
Amour sans Frontières a deux écoles, une à Mon-Loisir, Piton et l?autre à St-Antoine.
Celle de St-Antoine est prise en charge par quatre éducateurs et fonctionne de 9 à 14 heures.
L?école a trois classes, dont une pour ceux âgés de 7 à 9 ans, la deuxième est destinée à ceux qui ont 9 à 14 ans et la troisième est pour les 14 ans et plus.
Les activités organisées sont la notion de lecture, des mots et des chiffres.
?Les enfants étaient autrefois dans un bâtiment à côté du collège d?Etat, à Goodlands?, expliquent Geneviève Lamusse et Christianne Félix, responsables de l?école. Mais grâce au directeur de St-Antoine, Bernard Mayer, les enfants ont été relogés dans l?ancien club des artisans. Ensuite le Trust Fund pour l?intégration des personnes vulnérables a doté l?école de certaines infrastructures.
Les objectifs de l?école, fait ressortir Geneviève Lamusse, est de développer la formation professionnelle afin de donner la possibilité aux enfants d?avoir un métier qui leur donnera l?autonomie et la reconnaissance sociale. C?est ainsi, qu?une fois par semaine, les enfants de la classe des 14 ans et plus se rendent à l?Atelier de menuiserie de Piton et à la pépinière Exotica, pour y recevoir une formation.
Travaux d?artisanat
Geneviève Lamusse souligne que les enfants font des travaux d?artisanat. D?ailleurs leurs produits ont été mis en vente lors d?une fête paroissiale hier.
Selon les responsables, certaines améliorations doivent être apportées à l?école. Une rampe pour faciliter l?accès aux enfants et de nouvelles toilettes sont nécessaires, dit-elle. La cour de l?école doit être réaménagée, souligne-t-elle.
Les parents des enfants paient Rs 200 comme frais d?écolage mais doivent débourser Rs 300 pour le transport. Les responsables soulignent que beaucoup de parents éprouvent des difficultés pour réunir les frais de transport. Il faudrait, dit-elle que des institutions charitables ou des personnes de bonne volonté puissent permettre aux parents d?amortir ces frais.
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