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Au milieu coule une rivière?
La vie n?est point un long fleuve tranquille. Entre les courants qui nous mènent vers l?autodestruction de notre univers, l?essentiel est banni à la frontière des liens entre l?humain et la nature.
Fidèle à son interrogation pertinente sur l?émotion du corps et la fragilité de l?être, Jean-Renat Anamah questionne l?homme et ses agissements négatifs. «Le désastre que cause l?injection dangereuse dans le système sanguin me touche profondément. Je voudrais porter ma voix pour que ce cauchemar cesse», souligne le danseur dans sa démarche ayant donné souffle à cette présente création.
Le chorégraphe évoque la relation de l?homme avec la nature, ainsi que les problèmes liés à la drogue. A cette déchéance volontaire qu?on ne veut point accepter. Il s?attarde ainsi sur «l?ambiguïté de la pureté/impureté, propre à l?ère du temps ou la façade lisse cache d?innombrables abîmes ! La nature qu?on détruit continuellement au détriment du gain économique. La similitude avec la circulation de la vie. Celle infectée par le fléau de la drogue», poursuit le chorégraphe.
Cette présente création a pris son essor à la suite d?une phrase du livre de Deepak Chopra, Synchronity/Destiny qui cite : «The blood only circulate because of the river flow.»
Dans ce mouvement allant vers la pureté de l?âme et de l?être, il veut «couler tranquillement ces serpentins aux sonorités adoucissantes pour qu?ils s?éclatent purement au grand large.» Nettoyer notre système des ondes négatives qui entravent l?émancipation humaine.
<B>Êtres en mouvement</B>
Ce projet est présenté sur scène, par trois corps qui «se côtoient depuis longtemps.» Il emmène ainsi dans une écriture de danse contemporaine un état de choses sur scène à travers ses trois êtres en mouvement.
«Des corps font preuve d?une disponibilité émotionnelle pour explorer la gestuelle libre. Contemporainement pure par refus de trop d?organisations et de structures. Mais plus que jamais de la grande liberté par de grandes improvisations.»
On retrouve ainsi Natasha Petit, Steeve Rambhajun et Jean-Renat Anamah sur scène. Dans cette écriture chorégraphique, ils s?imposent, se croisent, s?élancent, s?éloignent dans une vaste improvisation écrite, sur des musiques aussi toniques que lyriques par des pianos sensuels de Underworld ou Massive Attack avec une dose aigue de Leftfield et d?une apothéose de Future sound of London.
Les billets pour les soirées de Flow the river sont disponibles à travers le Rézo Ôtayô à Rs 250. Ils sont aussi en vente au Studio (467 0675 ou 725 6069) ou chez Azize Coiffure, à Port-Louis.
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