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Au coeur de La Caze Lespwar

2 septembre 2012, 20:00

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Au coeur de La Caze Lespwar

La Caze Lespwar à Solitude est une ruche qui bourdonne d’activités du matin au soir : 35 volontaires s’activent pour venir en aide à 200 familles dans la précarité. Focus sur ce réseau d’entraide remarquable, qui soutient un projet de développement communautaire ambitieux initié par Caritas et soutenu par la Fondation Nouveau Regard.
 
La cellule d’écoute aux 12 oreilles
 
Secours d’urgence, aide alimentaire, don de couches, soutien psychologique, aide fi nancière pour payer l’écolage, accompagnement au retour à l’emploi… autant de services offerts par le Service d’Ecoute et de Développement ( SEED) de Caritas Solitude. L’accueil y est à la fois physique ( dans le conteneur aménagé à La Caze Lespwar) et aussi téléphonique.

« Au départ, nous avions vocation à aider environ 600 familles habitant à proximité, dans la résidence NHDC Solitaire et dans la cité ouvrière dépendant autrefois de la propriété sucrière de Solitude. Aujourd’hui, nous sommes sollicités par téléphone par des personnes habitant beaucoup plus loin : Pointes- aux- Piments, Triolet, Rivière- Citron, Plaine - des- Papayes, Terre- Rouge… Le problème c’est que je n’ai ni permis, ni voiture, or la visite à domicile est indispensable pour se rendre compte de la situation des familles et de la vérité des faits qu’ils nous décrivent » , explique Christiane Pasnin.

La coordinatrice de La Caze Lespwar se déplace donc la plupart du temps en bus. Epaulée dans sa mission par 5 volontaires, Patricia Pasnin établit les besoins de chacun des membres des familles qu’elle visite. Ensuite, elle aiguille chaque personne vers les services disponibles à La Caze Lespwar ou les réfère aux associations de la région, comme le Centre du Flamboyant à Solitude pour les personnes alcooliques ou toxicomanes. Grâce à ses études en Community Services Work à l’Institut Charles Telfair, Christiane Pasnin a su tisser un bon réseau avec les autres étudiants , également employés dans diverses ONG. « Il y a 12 ans de cela, quand le service d’écoute et d’aide d’urgence a été lancé, nous devions surtout distribuer des denrées alimentaires et résoudre le problème de l’absentéisme scolaire. Aujourd’hui, nous aidons encore une centaine de familles en difficulté et le problème principal c’est l’endettement. Les retards de paiement des factures s’accumulent avec des menaces de saisie de logement. Mais Caritas n’a pas les moyens, ni la vocation à régler les factures. Nous pouvons seulement dépanner les familles en offrant un repas ou deux. Je précise que l’aide alimentaire ne dépend pas des sponsors, mais bien des dons de la communauté. Forcément comme La Caze Lespwar est située dans une zone défavorisée, ce n’est pas évident pour les familles de participer aux collectes de Caritas… » , précise Christiane Pasnin, « mais je reste positive, car j’ai foi en l’être humain et je vois que la situation des familles s’est, pour certaines, beaucoup améliorée ces dix dernières années » .
 

Les revanches sur une vie difficile
 
Parmi les « success stories » de La Caze L’Espwar, Jérémy, un étudiant issu d’une famille défavorisée, a réussi à poursuivre ses études à l’école hôtelière grâce à des sponsors sollicités par Christiane Pasnin. Aujourd’hui, Jérémy est assistant chef dans un hôtel de Belle- Mare et il fait la fi erté de l’équipe de La Caze Lespwar ! Trois familles de Solitude ont réussi, enfin, à fi nir la construction de leurs maisons. Une mission impossible, sans le concours de Caritas National. L’association a prêté Rs.35.000 à chaque couple, grâce à son fonds logement.

Un « petit » don de plants et de poules pondeuses peut changer une vie ! Une mère de famille à la santé fragile a converti sa cour en exploitation agricole et force l’admiration des voisins ! 
 

source l''express solidarité

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