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Ateliers de couture : A la mode de chez nous

26 novembre 2007, 00:00

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Des heures et des nuits à couper du tissu, à assembler point par point chacune des pièces du vêtement et à poser de la dentelle à la main, pour en faire un chef-d??uvre. Nous entrons dans le monde du fait maison. Hors de question de perdre une minute car il faut respecter les délais de livraison. Un client, c?est sacré, on ne le fait pas attendre. A un mois de Noël et du nouvel an, on met les bouchées doubles dans les ateliers de couture pour finir les «ouvrages» à temps.

En poussant la porte de l?atelier Pronovias Creation Ltée, à la rue d?Artois, à Port-Louis, l?on pourrait presque penser que l?on s?est trompé d?adresse. Pas le moindre petit morceau de tissu qui traîne, pas la moindre trace d?effervescence qui caractérise les ateliers de couture. Dans la petite salle, patiente une seule cliente, venue pour l?essayage de son bustier. Pourtant, d?ici à décembre, il faudra satisfaire les exigences de près de 300 clients, particuliers et entreprises.

Robe, bustier et pantalon, uniforme, chez Pronovias Creation dirigée par Percy Bisson et Nadim Beegun, on fait dans la dentelle, peu importe le client. Dans une salle au fond de l?atelier, une quarantaine de paires de mains s?activent à monter pièce par pièce le vêtement si convoité, oriental ou occidental, pour lequel la cliente a parcouru les magasins de la rue de La Corderie afin de décrocher «le» tissu rare.

Un vêtement unique, souvent inspiré des robes que portent les vedettes, donc «qu?on ne risque pas de voir sur les autres» et qui plus est, est moins cher que dans les magasins? Elles sont toujours nombreuses à se ruer chez leur couturier. Ce qui est le cas de Selnu Bheenick, cliente depuis deux ans de Pronovias Creation. «Je dessine moi-même mes vêtements que je montre à Percy par la suite. Je suis totalement satisfaite de son travail. Et je suis prête à y mettre le prix du moment que j?ai ce que je veux.» Cet état d?esprit reflète celui de bien des Mauriciennes, prêtes à débourser entre Rs 800 et Rs 5 000 pour une robe.

Linzie Nina, couturière depuis 16 ans, continue à prendre les commandes mais à un tarif moindre. Il faut compter minimum Rs 300 pour la robe qui ne dépassera pas un millier de roupies si elle est plus sophistiquée. Pas question pour autant de livrer un ouvrage à la va-vite. Aidée de sa fille aînée, elle connaît, elle aussi, de longues nuits à enfiler les aiguilles et rabattre les ourlets pour finir dans les temps?

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