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Ashock Jugnauth : ?Garantir un service de la santé de qualité?

28 octobre 2003, 20:00

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Mettre au service de la population des infirmiers hautement qualifiés et performants. C?est ce que promet le ministre de la Santé à travers le Nursing Council Bill voté hier après-midi.

L?adoption de la loi a été expéditive : la présentation du texte par le ministre Ashock Jugnauth a été suivie d?une seule intervention. Le député travailliste Arvin Boolell s?est fait l?avocat des infirmiers. La priorité, dit-il, n?est pas la présentation du Nursing Bill mais plutôt l?amélioration des conditions de travail des infirmiers. ?Allez sur le terrain et vous entendrez la frustration et les doléances des infirmiers?, a-t-il lancé.

La récente mobilisation du personnel de la santé n?a pas suscité d?autres réactions dans l?hémicycle. Le ministre a reconnu que les ressources humaines sont l?élément-clé de ce service : ?Le corps des infirmiers est la colonne vertébrale du système. Le service public de la santé compte 2 580 infirmiers qualifiés.?

La révision de la loi régissant le Nursing Council, qui date de 1992, était nécessaire en raison de l?évolution dans le secteur de la santé, affirme le ministre.

?Les attentes du public sont grandes. Il est impératif que le Nursing Council ait les pouvoirs appropriés pour répondre efficacement et rapidement aux exigences de la population mais aussi pour maintenir une sound nursing and midwifery practice?.

Définir les manquements

La nouvelle loi met davantage l?accent sur la déontologie. Parmi les mesures préconisées : l?institution d?un Disciplinary Tribunal, d?un registre des infirmiers et d?un code de conduite. ?Seuls les infirmiers qui passeront outre les nouveaux règlements devront craindre le Nursing Council, affirme Ashock Jugnauth. Ceux qui font leur travail consciencieusement n?ont rien à craindre.?

Les observations et les propositions d?Arvin Boolell n?ont pas manqué de pertinence même si le ministre les a repoussées d?un revers de la main. Le député de l?opposition a fait remarquer que le texte ne donne aucune définition au terme ?malpractice?. Il s?est aussi interrogé sur l?enregistrement des infirmiers dans le secteur privé. Arvin Boolell estime aussi que la loi n?est pas ?claire? en ce qui concerne le respect des règlements dans le service privé.

Evoquant la formation, le député estime que l?Etat devrait se pencher sur la création d?une école d?infirmier à vocation régionale. Un projet parfaitement réalisable à Maurice, selon Arvin Boolell, le pays disposant déjà d?écoles de médecine ouvertes aux étudiants de la région.

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