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Arrosoirs, seaux, ?boîtes condamnées...?

7 septembre 2004, 20:00

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Herrot Louis est sans doute un des derniers ferblantiers qui exercent encore à Rodrigues. Il fait ce métier depuis 26 ans.

C?est à Port-Mathurin, chez Toy Long Lon, ferblantier très connu, que Herrot Louis a fait son apprentissage. Il s?est rendu chez Toy Long Lon dès son plus jeune âge pour apprendre comment fabriquer un seau, une boîte condamnée ou un arrosoir.

Ayant connu l?abc du métier, il décide de s?installer à St-Gabriel.

C?est un homme peu loquace et très discret.

Il nous parle sans jamais quitter ses outils. Il se contente de répondre par oui ou par non, sous le regard attentif de son fils, qui apprend le métier. Herrot semble ne pas vouloir livrer les secrets de son art. Parce qu?on qu?on peut compter sur les doigts d?une seule main le nombre de Rodriguais qui font encore ce métier. Ou alors il veut passer le flambeau uniquement à son fils.

De son expérience chez Toy Long Lon, Herrot se souvient encore qu?ils étaient nombreux à faire queue devant l?atelier pour passer des commandes pour la fabrication de ces objets en fer-blanc qui sont très prisés. A cette époque, les gens préféraient encore d?avoir des ustensiles ou des objets déjà fabriqués, tandis qu?aujourd?hui, ils optent pour ceux qui se trouvent dans les boutiques ou les magasins.

<B>L?amour du métier</B>

Herrot se livre enfin : ? Je fais ce métier avec amour?, dit-il, tout en frappant à intervalles réguliers sur une feuille de tôle.

Il fabrique beaucoup d?arrosoirs, car les Rodriguais en utilisent beaucoup encore aujourd?hui. Il en fait jusqu?à trois par jour. Le prix d?un arrosoir est Rs 175. Les enfants, dit-il, aiment encore garder leurs petits sous dans des boîtes condamnées. ?Je fabrique également ces boîtes sur commande. Elles augmentent en décembre, en période de vacances.?

Herrot travaille du lundi au samedi. Il respecte à la lettre ses heures d?ouverture. C?est ainsi que le samedi, il ne travaille pas au-delà de 13 heures. Ceux qui viennent devront repasser le lundi.

Herrot Louis peut fabriquer jusqu?à une demi-douzaine d?articles chaque jour. Il est déterminé à travailler jusqu?à ce que ses forces le trahissent. Il passera alors le flambeau à son fils. La relève est assurée. Les enfants auront leur boîte condamnée.

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