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Armstrong étouffe ses rivaux

16 juillet 2005, 20:00

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Lance Armstrong a éparpillé la quasi-totalité de ses adversaires samedi lors de la première étape des Pyrénées qui est revenue au courageux Autrichien Georg Tötschnig, auteur d?une longue échappée.

Bien qu?isolé dès les premiers lacets du Port de Pailhères ? comme il l?avait été dans les Vosges une semaine plus tôt ?, l?Américain a démontré qu?il n?avait finalement besoin de personne pour remporter un septième Tour de France.

Sur la ligne, à Ax-3 Domaines, le boss concédait seulement 56 secondes au héros du jour, Tötschnig, premier coureur de son pays à remporter une étape de la Grande Boucle depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Jamais en difficulté, Armstrong a une nouvelle fois écoeuré tous ses rivaux, à commencer par Jan Ullrich qui a suivi jusqu?à deux kilomètres du but avant d?exploser.

Une nouvelle fois, l?Allemand échoue dans son combat contre le Texan qui, sauf défaillance majeure aujourd?hui, semble en passe de réussir son incroyable et insensé pari, un septième tour d?affilée.

75 ans après

Les Alpes avaient déjà donné une idée de la hiérarchie, l?entrée dans les Pyrénées l?a confirmée avec une extraordinaire clarté : comme l?an passé, le seul à avoir suivi l?Américain jusqu?au bout fut l?Italien Ivan Basso, troisième de l?étape et du général.

L?étonnant Danois Michael Rasmussen fut l?un des perdants de la journée puisqu?il sauve sa deuxième place mais concède une minute et trois secondes pour un retard total de 1?41?.

Basso peut à nouveau espérer figurer sur le podium, peut-être cette fois sur la deuxième marche car il est évident qu?il a distancé Ullrich dans cette ambition.

L?Allemand qui a suivi toute la journée avant de céder à deux kilomètres du but est désormais quatrième à 4?34?.

« Cela fut une journée très dure et très tactique en raison de l?attaque des T-Mobile dès le premier col, » a commenté Armstrong. « Il y avait aussi la chaleur qui était très dure. Mais je sens que j?ai de bonnes jambes en ce moment. Le seul petit problème fut que j?ai été isolé. Alors quand on s?est retrouvé ensemble à deux ou trois kilomètres, la tactique était d?attaquer. »

La performance d?Armstrong, qui avait souffert terriblement en 2003 dans le Port de Pailhères, faisait presque oublier celle de Tötschnig, qui malgré toutes ses souffrances a tenu jusqu?au bout pour s?adjuger l?étape.

« C?est le plus beau jour de ma vie sportive, » a-t-il reconnu. « Un Autrichien n?avait plus gagné dans le Tour de France depuis 1930. Cela faisait 75 ans que l?on attendait ça. »

« C?est vraiment extraordinaire car la première semaine a été très difficile. En plus, j?étais malade avant le départ, » a précisé le coureur de la Gerolsteiner. « Aujourd?hui, je savais qu?il fallait attaquer avant le premier col car Armstrong est vraiment trop fort. »

Aujourd?hui, le peloton affronte la plus dure étape du Tour 2005 sur 205,5 kilomètres entre Lézat-syr-Lèze et le Pla d?Adet avec quatre cols en première catégorie, avant une arrivée en hors catégorie au-dessus de Saint-Lary-Soulan.

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