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Anjelica Huston, du faux départ à la gloire
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Anjelica Huston, du faux départ à la gloire
REALISATRICE, actrice et scénariste, Anjelica Huston (voir ci-contre l?école maternelle) est la petite-fille de l?acteur Walter Huston, la fille du réalisateur John Huston, la soeur du scénariste Tony Huston, la demi-soeur de l?acteur Danny Huston, l?ex-femme de Jack Nicholson (1973-1989).
C?est dans la jungle congolaise, lors du tournage d?African Queen, que John Huston apprit la naissance de sa fille Anjelica, née le 8 juillet 1951 de son union avec sa quatrième femme, la danseuse Ricki Soma.
Bien que née à Los Angeles, Anjelica s?expatrie rapidement en Irlande sur le v?u de son père, qui s?installe avec toute sa famille dans le manoir de Saint-Clerans, dans le Comté de Galway, où il escompte multiplier les chasses. Elle est élevée dans une institution religieuse jusqu?au divorce de ses parents; celui-ci prononcé, Anjelica doit rejoindre l?Angleterre et le Lycée français de Londres, dont l?enseignement rigide l?insupporte.
Son père lui offre le premier rôle ? aux côtés d?Assaf Dayan, fils du général israélien ? de son film Promenade avec l?amour et la mort, chevauchée endiablée à travers les embûches de la guerre de Cent Ans. Hélas, selon Anjelica elle-même, ce cadeau est venu trop tôt et elle donne a posteriori raison à la critique qui l?a alors jugée ?de bois? et ne l?a pas ménagée lors de sa tournée théâtrale (en Ophélie) pour le Hamlet de William Shakespeare, bientôt porté à l?écran par Tony Richardson.
S?ensuit une longue période de maturation pour l?actrice. Elle pose pour des photographes célèbres comme Richard Avedon ou Helmut Newton. Parallèlement, de retour à Los Angeles, elle partage, durant sept ans, la vie mouvementée du comédien Jack Nicholson.
Elle apparaît même alors dans deux de ses films : Le dernier Nabab et Le facteur sonne toujours deux fois et par ailleurs, dans Le pirate des Caraïbes et This is Spinal Tap, consacré à un groupe de rock. 1985 la consacre lorsqu?elle décroche l?Oscar de la meilleure interprétation féminine pour L?honneur des Prizzi, son second film sous la direction de son père, où elle mène la vie dure à Jack Nicholson lui-même, en mafieuse retorse. Conquis, Francis Ford Coppola en fait l?affreuse Reine de Captain Eo and the Space Knights, court métrage expérimental, réalisé pour le parc Walt Disney d??Epcot?, où elle malmène le pauvre Michael Jackson, puis la militante pacifiste de Jardins de pierre qui s?éprend d?un vétéran du Viêt-Nam.
Ultime collaboration avec son père, Gens de Dublin, adapté d?une nouvelle de James Joyce, lui ouvre les portes d?emplois tragiques. Ainsi devient-elle la maîtresse hystérique d?un Martin Landau effaré pour Woody Allen, la sacrifiée volontaire de retour des camps nazis de Paul Mazursky ou une mère abusive et criminelle, décolorée en blonde, pour Stephen Frears.
Couverte de récompenses, elle est réclamée sans cesse par le petit écran pour des dramatiques (The Beauty and the Beast de Roger Vadim en 1983, avec Klaus Kinski) ou des mini-séries (Lonesome Dove) de Simon Wincer en 1989.
(Source : Monsieur Cinéma)
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