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Animosapiens

9 mai 2007, 00:00

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<B>Par Bertrand LAZARE</B>

Alors que nous parlons de développement durable et d’un meilleur équilibre de l’homme avec son environnement, il est surprenant de voir l’ignominie que ce dernier peut parfois réserver aux animaux. Heureusement certains veillent au grain …

Notre monde moderne est fort en paradoxes. Alors que nous n’avons jamais été aussi riches et technologiquement évolués, nous ne pouvons empêcher les drames mondiaux de la pauvreté, présents massivement dans les pays du tiers-monde monde, mais aussi à chaque coin de nos rues.

Le développement économique toujours aussi insatiable engendre une cécité profonde des individus, qui sont alors prêts à tout, pour arriver à leurs fins. Cette humanité-là est bien déshumanisée !

Ainsi est-il surprenant que des organisations internationales soient obligées de nous alerter, pour mettre en lumière les abus et autres barbaries que l’homme peut faire subir aux animaux de notre écosystème.

Nous avons sans doute encore tous en tête, les images de bébés phoques massacrés à coups de gourdins, gisant dans des mares de sang, sur la blancheur de la banquise. Je pensais sincèrement avec grande naïveté qu’après cette sensibilisation, il y a trente ans, tout cela était rentré dans l’ordre, et que l’homme avait retrouvé un peu de sagesse. Et c’est en découvrant un phoque géant gonflable, exposé devant la Tour Eiffel, que j’ai pris conscience que la cruauté et le manquement aux principes de précaution faisaient toujours la Loi dans notre monde.

De nombreuses espèces qui avaient déjà du mal à résister au changement climatique actuel, sont toujours la proie incessante des hommes, avides de pouvoir et d’argent. Ainsi, 200 000 phoques ont été tués l’an dernier sur le territoire canadien, l’Islande a quant à elle reprit la chasse à la baleine, accélérant la disparition d’espèces diverses. Ce sont plus de 41 tonnes d’ivoires qui ont été saisis au cours de ces deux dernières années, lesquelles ne représentant que 10 % de la contrebande en provenance des pays d’Afrique australe. 20 000 éléphants braconnés annuellement en Asie. Et les exemples se multiplient touchant plus de 5 000 espèces : ours, primates, rhinocéros, dauphins, marsouins, et même les animaux de compagnie.

Je ne sais qui de l’homme ou de l’animal est le plus bête, mais une chose est certaine : l’atrocité inhumaine que l’homme est capable de faire subir aux animaux est parfaitement inacceptable !

Je vous invite donc à découvrir les actions du fonds international pour la protection des animaux via son site Internet : http://ifaw.org, qui œuvre pour la sauvegarde de ces espèces menacées, en organisant des interventions d’urgence lors de catastrophes, en participant à une meilleure sensibilisation sur ces drames laissés aux oubliettes de l’information, et en sollicitant les gouvernements, pour les amener à prendre des dispositions légales, pour respecter la vie de ces espèces.

Je ne me suis jamais senti militant de la protection animale, étant souvent méfiant de la communication qui nous est faite, pour toucher les âmes sensibles. Mais j’avoue être quelque peu stupéfait de tant d’agressions, dans un monde où l’homme cherche à mieux respecter l’équilibre économique, social et environnemental. Je crois que la bonne santé animale est révélatrice de celle de l’écosystème environnemental. C’est pour l’homme un signal majeur des dysfonctionnements potentiels qu’il aura à résoudre. Un peu comme ce sixième sens que les animaux possèdent, nous avertissant des catastrophes prochaines, il est important de veiller à conserver cet équilibre fragile. L’homme ne peut raisonnablement être à la source de l’extinction de tant d’espèces. Espérons que la bêtise humaine ne se retourne pas contre lui même ! En attendant le plaisir de notre prochain échange, bons succès dans ce nouveau monde !

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