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Anil Gayan défend son administration
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Anil Gayan défend son administration
L?Etat franchit une nouvelle étape dans sa volonté d?exploiter des marchés alternatifs pour le tourisme. Il accorde une dérogation en matière de visa aux vacanciers venant de l?Inde, la Chine, le Liban et la Jordanie. L?espoir est que ces voyageurs aident à améliorer les arrivées touristiques qui stagnent. La dérogation sera valable pour une durée de séjour optimale de 15 jours.
Maurice a des liaisons aériennes directes avec les principales mégapoles indiennes. Cela n?est pas encore le cas avec la Chine. Pour ce qui est du Liban et de la Jordanie, Emirates devrait pouvoir résoudre le problème d?accès.
Le ministère du Tourisme se lance dans la promotion active sur ces marchés émergents. Et cela, même s?il n?y a pas encore de liaison directe avec la Chine. Ce marché ne rapporterait que sur le long terme. En revanche, l?Inde est en liaison directe avec Maurice et les pays du Golfe aussi, si l?on tient compte de la présence d?Emirates.
Une campagne de promotion sera menée en Inde la semaine prochaine et en Chine le mois prochain. Emirates, âprement critiquée pour son peu d?investissement à promouvoir Maurice dans la région du Golfe, a prévu une campagne pour après le ramadan.
Parallèlement, une action ciblée est programmée sur l?Angleterre le mois prochain et sur la France en janvier. Quelque £1 million (environ Rs 50 millions) et un million d?euros (Rs 30 millions) y seront consacrés respectivement, grâce à une participation privée.
?Tout le monde se plaint du manque de fonds pour le marketing. Dans la conjoncture, l?Etat ne peut se permettre de grandes générosités. D?où notre appel à la participation de l?industrie à qui l?Etat a déjà beaucoup donné en termes d?incitations. Il est temps qu?elle ait à son tour un geste patriotique?, a déclaré hier le ministre du Tourisme, Anil Gayan.
Pas question pour le moment de reculer par rapport à la taxe sur les arrivées (20 euros). Aucune mention non plus de consacrer l?argent ainsi levé à la promotion, telle que suggérée par l?industrie. Gayan a indiqué que les modalités d?application de cette taxe sont encore à l?étude. ?Il y aura une forme de taxe?, s?est-il contenté de lancer.
En revanche, l?Etat compte agir au sujet de son insatisfaction à l?égard de la Mauritius Tourism Promotion Authority. Il loue sous peu les services d?un consultant de la Banque mondiale pour revoir le fonctionnement de cet organisme et pour en jauger l?efficacité.
?L?Etat saura montrer sa gratitude?
Anil Gayan a loué l?attitude de certains expatriés mauriciens vivant en Europe et qui seraient venus de l?avant pour aider le pays en ces temps difficiles. ?Quand le moment viendra, l?Etat saura leur montrer sa gratitude.?
L?instant d?avant, pourtant, il repoussait avec virulence toute idée que le tourisme traverse une mauvaise passe, comme titré par l?express hier matin. Notre article s?inspirait, entre autres, d?une étude commandée par l?Association des hôteliers et restaurateurs de l?île Maurice (Ahrim) au cabinet d?experts De Chazal Du Mée. Selon le ministre, les conclusions de cette étude ne valent rien.
?Je ne suis pas très impressionné par cette étude qui ne fait que dresser un constat (sic) sans analyser les causes ni suggérer des solutions. C?est un document de 4e classe et j?ai demandé à l?Ahrim de revoir les attributions de cette étude. Je dois dire que le contenu du rapport ne m?étonne pas. Il faut savoir qui l?a commandé. Ne dit-on pas que the one who pays the piper, calls the tune ??
Pour Anil Gayan, donc, l?express s?est laissé aller à du ?scare mongering? en se basant sur les propos d?un secteur privé qui manque d?objectivité. Il a avancé quelques chiffres pour soutenir ses dires à l?effet qu?il n?y a pas lieu de s?alarmer.
Il a souligné que les arrivées touristiques ont crû de 0,3 % durant le premier semestre comparé à l?année dernière. Il n?a pas relevé, toutefois, que les arrivées européennes ont chuté de 0,2 % durant la même période alors que le Vieux Continent est le plus important marché pour Maurice.
Anil Gayan a également insisté sur une hausse importante des revenus provenant du tourisme. La croissance est de l?ordre de 32,7 % durant la période comparative. Le ministre prévoit que l?industrie clôturera avec une croissance de l?ordre de 2,4 % dans les arrivées.
Reste la question d?accès aérien. Le ministre réduit ce problème au statut d?un aléa saisonnier. L?Etat ouvre le ciel petit à petit et explore en même temps d?autres avenues, dont la possibilité d?autoriser le transit par Maurice à certaines lignes. ?Je suis conscient que les hôteliers auraient souhaité que nous ouvrions davantage. Mais pour nous, il est d?une importance stratégique de sauvegarder les intérêts d?Air Mauritius?, a conclu Anil Gayan.
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