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Andrea et Stellio le rythme dans la peau
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Andrea et Stellio le rythme dans la peau
Physiquement et artistiquement, Stellio et Andrea Grenouille sont aussi accordés que les doigts d?une main. Paumes contre paumes, le regard soudé, le corps étiré et le port altier, le couple se fait face dans une salle de danse de la David Academy of Dancing à Phoenix. Dès que résonnent les maracas, Andrea marche vers son partenaire en ondulant légèrement des épaules et du bassin. Stellio recule en faisant de même, avant d?avancer vers sa partenaire et la faire virevolter.
Ils reprennent ensuite leur mouvement de balancier, la virevolte se terminant par une étreinte. Les jeux de mains et de pieds sont retenus mais pleins de grâce. Il est évident que Stellio et Andrea prennent autant de plaisir à évoluer que nous à les regarder.
C?est justement de plaisir dans l?expression dont il est question avec la salsa. ?C?est rythmé et gai. En se concentrant sur les pas, on oublie son stress. On s?exprime autrement et on perd la notion du temps?, explique Stellio. C?est difficile à croire mais ils ne dansent ensemble que depuis un an. Andrea, 26 ans, originaire de Medelin en Colombie, a commencé à danser à l?âge de 10 ans. Parallèlement à ses études académiques, elle continue la danse. A 16 ans, elle auditionne pour une place au sein du ballet Folklorico Company of Colombia et est sélectionnée.
De son côté, Stellio, 28 ans, entre comme animateur sportif et danseur à l?hôtel La Pirogue. Il décroche une bourse d?un an auprès de l?Académie internationale de danse à Paris. Après quoi, il descend sur Montpellier se perfectionner chez ESDE Dance d?Anne Marie Poras. De retour au pays, il réintègre l?hôtel La Pirogue avant de s?envoler pour Dubayy où il rejoint l?équipe des danseurs du Jumeirah Beach Hotel. C?est là que sa route croise celle d?Andrea. L?amour avec un grand A est au rendez-vous?
Quand ils regagnent Maurice en août 2003, ils ne savent pas trop où leurs pas les mèneront. Leur rencontre avec la danseuse Teresa David, directrice du David Academy of Dancing, est décisive. Ils sympathisent et elle décide de leur louer une de ses salles de danse. L?affaire est conclue.
Complicité
Andrea y enseigne quotidiennement l?afro-jazz et le cadera, mélange de danses latines qui se danse en solo. La salsa étant une danse de couple, Stellio et Andrea se mettent à deux pour l?enseigner. Ils se font connaître des Mauriciens en se produisant dans les grandes surfaces. Performances qui leur ramènent des élèves, adultes et adolescents, dénombrés à 120 aujourd?hui.
La salsa, précisent-ils, nécessite une complicité entre les partenaires qui peuvent être des couples, des membres de la même fratrie ou des amis. ?Pour la danser correctement, il faut avoir l?oreille musicale. Ce dont les Mauriciens ne manquent pas.? Si au départ la concentration doit être à son apogée pour retenir le nombre de pas requis, à force de pratique l?automatisme prend le dessus et cela devient ?un jeu d?enfant?.
Pour apprendre la cadera ou la salsa avec Andrea et Stellio, il faudra débourser entre Rs 400 et Rs 700 par mois pour un cours hebdomadaire. Le sachant, il ne vous reste plus qu?à danser maintenant?
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