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Amnesty International Section Maurice: «Allumez une bougie pour Vanni, Sri Lanka»

26 avril 2009, 00:00

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Amnesty International Section Maurice: «Allumez une bougie pour Vanni, Sri Lanka»

Amnesty International Section Maurice organise une veillée en hommage aux victimes du conflit au Sri Lanka, au Plaza à Rose Hill, dans la soirée du jeudi 30 avril.

La section mauricienne d’Amnesty International organise, en collaboration avec la mairie de Beau-Bassin-Rose-Hill, une veillée en signe de la solidarité avec les victimes des affrontements à Vanni, au Sri Lanka. La manifestation débute à 19h00, le jeudi 30 avril. Elle durera deux heures.

Le maire de Beau-Bassin-Rose-Hill et des représentants des politiques, participeront à la veillée, selon un programme circulé par Amnesty International. Des artistes, dont le comédien Gaston Valayden et le chanteur Alain Auriant assureront l’animation culturelle.

Au Sri Lanka, des dizaines de milliers de personnes, prises au piège dans la région de Vanni, dans le nord-est de l’île, se retrouvent exposées à un danger croissant en raison de l’escalade de la violence dans les combats opposant les Tigres libérateurs de l’Eelam tamoul (LTTE) aux Forces armées sri-lankaises (gouvernement). Depuis le 20 janvier, ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts, dont 2 800 civils. Il y aurait entre 150 000 et 200 000 civils pris sous le feu de combats intenses.

D’autre part, les personnes qui risquent leur vie en fuyant s’exposent à d’autres exactions lorsqu’elles pénètrent dans les zones contrôlées par le gouvernement sri-lankais. Le gouvernement se sert de la procédure de filtrage aux points de contrôle et dans les «villages protégés» pour instaurer une discrimination envers les Tamouls et maintenir en détention des familles pendant des périodes indéterminées.

De plus, ces «villages protégés», mis en place par les autorités, sont surpeuplés et ne disposent pas d’infrastructures appropriées. Dans les camps de Vavuniya et de Jaffna, les personnes déplacées sont détenues de fait, elles n’ont en effet pas l’autorisation de partir. On note également une présence militaire continue à l’intérieur des camps ce qui augmente le danger pour les civils.

Amnesty International œuvre pour que les droits humains soient reconnus. Elle demande que les Tigres tamouls autorisent les civils à quitter la zone de conflit. L’organisation réclame également que le gouvernement sri-lankais veille à la sécurité des civils et leur accorde une aide humanitaire tout en assurant que les personnes déplacées soient autorisées à s’installer rapidement, de manière volontaire, dans une autre région.

 

 

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