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Amita Gunesh : «Victime de ma compétence»

7 avril 2008, 00:00

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Amita Gunesh se déclare victime de harcèlement depuis qu?elle s?est vue chargée de l?éducation des consommateurs. Cette Junior Consumer Protection Officer de la Consumer Protection Unit (CPU) estime que ses collègues veulent que ce poste lui soit enlevé.

Des Seniors et Principal Officers de la CPU, dit-elle, avancent que ce poste ne devrait pas être attribué à quelqu?un de son grade. «Si je me bats contre cette injustice, ce n?est pas pour mon propre intérêt. On ne me rémunère pas davantage pour assurer le poste de Consumer Education.»

Interrogé, le président de la Branch Union de la Consumer Protection Unit (CPU), Aneeraw Rama, a déclaré que le poste de Coordinator Education doit revenir à une personne qui a un diplôme en communication. Amita Gunesh n?a pas les qualifications requises pour avoir la responsabilité de ce poste car, dit-il, celui-ci consiste principalement à communiquer avec les consommateurs. Il déclare qu?il y a des officiers de la CPU qui ont été formés, en communication, par l?Etat, pour ce travail. Le coût de ces formations serait de Rs 50 000, dit Aneeraw Rama.

«Ils ne savent pas quoi inventer pour essayer de justifier que je ne suis pas qualifiée pour ce poste», rétorque Amita Gunesh. Mais ses collègues ont, par lettre adressée au ministère des Droits de la femme, du Développement de l?enfant, du Bien-être de la famille et de la Protection des consommateurs, fait part de leur mécontentement à propos de ce poste confié un Junior Officer. Une autre lettre a été adressée au département de contrôle interne du ministère des Finances. Ce courrier accuse Amita Gunesh d?être «régulièrement absente de travail parce qu?elle doit tout le temps faire des causeries à la radio, à la télévision, dans les centres sociaux et dans des centres pour femmes». Un «gaspillage de l?argent public» à la CPU et un «manque de transparence dans la gestion de la CPU» sont d?autres expressions relevées dans la lettre.

«Je me demande si c?est ça la récompense de ma compétence», lâche pour sa part Amita Gunesh. Elle estime ainsi qu?elle est «victime de ma (sa) compétence».

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