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Amédée Darga : “Les PME ne doivent pas se cantonner au marché local”

15 novembre 2006, 00:00

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Quelles conditions pour le développement des petites et moyennes entreprises (PME) ? Du moins, pour celles qui se cantonnent au marché local, c’est la mort dans le temps. C’est le point de vue exprimé par Amédée Darga, président d’Enterprise Mauritius (EM), lors d’un symposium, Financer et accompagner les PME, organisé hier par la Small and Medium Enterprises Federation (SMEF) au Centre de conférences Swami Vivekanada à Pailles.

D’emblée, il a rajouté que “rien ne sert de lancer des PME à la pelle. C’est le marché qui est plus déterminant. La copie multiple n’aide personne. Elle affaiblit tout le monde”.

Au cours des 12 derniers mois, EM a fait le diagnostic de plus de 200 entreprises, dont 100 engagées dans le secteur textile. Elle s’est évertuée à promouvoir la création et le développement d’emplois durables dans le secteur des métiers d’art rares, la construction de bateaux de plaisance et la fabrication de produits destinés à une clientèle touristique.

<B>Lancement d’une chambre</B>

Amédée Darga estime que la création d’un environnement favorable à l’essor des entreprises est un élément fondamental de la stratégie des autorités publiques pour la promotion de l’entrepreneuriat et des PME.

“La provision de services de soutien est tout aussi important à un moment où notre économie est en transition et nos entreprises sont appelées à se repenser. La nature et la prestation de services de soutien ont été repensées pour répondre aux impératifs de la politique économique du temps présent”, a-t-il fait ressortir.

La SMEF a aussi lancé, hier, sa chambre, qui selon le président de la SMEF, Sanjiv Mulloo, sera un nouvel outil que disposera la fédération pour le développement des PME. La chambre sera aussi engagée dans des négociations avec des fournisseurs pour essayer d’avoir un meilleur prix pour ces entreprises et aussi avec des institutions financières.

Jean Claude de l’Estrac, président du Steering Committee de l’Empowerment Programme, a dans son discours, affirmé que “les entrepreneurs sont des leaders de la société, des personnes qui ont des idées et des projets, qui ont des collaborateurs et des employés avec qui ils partagent leur vision de l’avenir du pays et de leur entreprise”.

Aider ceux qui ont des idées</B>

Toutefois, il a exprimé ses craintes du fait que même si les institutions, le privé et le gouvernement font tout ce qui est en leur pouvoir pour susciter la vocation d’entrepreneur, il est difficile pour des entreprises de trouver des Mauriciens pour travailler.

Il juge vains les efforts fournis par l’Etat, le privé et les institutions s’il n’y a pas de main-d’œuvre. “Les secteurs de construction, de l’hôtellerie, de la technologie de l’information et de la communication et du textile ne trouvent pas de travailleurs Mauriciens. Ils doivent comprendre que l’emploi se trouve dans le privé, et dans les PME, et non dans le secteur public”, a ajouté Jean Claude de l’Estrac.

Ce dernier estime donc que si l’occasion a été donnée à une personne pour se former dans des secteurs comme la construction, la technologie de l’information et de la communication et du textile et de l’habillement, et que si elle refuse cette offre systématiquement, elle doit être rayée de la liste des chômeurs.

Il a aussi affirmé aussi que la SMEF est capable de faire comprendre à l’Etat que les entrepreneurs ne devraient pas dépendre des autorités politiques pour décider du prix auquel ils vont vendre leurs produits.

Par ailleurs, Raj Ringadoo, président de la State Investment Corporation et de l’Empowerment Fund, a mis l’accent sur les différents types d’aide disponibles aux petites et moyennes entreprises.

“Nous voulons être un partenaire de l’entrepreneur mais nous n’allons pas nous ingérer dans la gestion quotidienne de la compagnie. Nous voulons aider ceux qui ont des idées et qui veulent lancer une entreprise”, a-t-il affirmé et d’ajouter : “Nous allons créer d’énormes possibilités pour les entreprises. Cela va créer des emplois, stimuler la croissance et aider à l’accompagnement d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.”

L’occasion aussi pour Jean Pierre Lim Kong, managing director de CIM Finance, de parler des services offerts par cette compagnie, devenue l’un des partenaires privilégiés des entrepreneurs mauriciens qui sont en phase de démarrage, d’expansion ou de maturité. Il a expliqué la présence de la société pour faciliter l’accès au financement.

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