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Alonso vole vers le titre
Profitant d?une nouvelle défaillance mécanique de la McLaren-Mercedes de son principal rival, Kimi Raikkonen, l?Espagnol Fernando Alonso (Renault) a remporté hier le Grand Prix d?Allemagne de Formule Un et pris une très sérieuse option sur le titre mondial.
Victoire et abandon de Raikkonen : le bilan de Hockenheim est glorieux pour Alonso qui compte désormais 36 points d?avance sur le Finlandais, à sept courses de la fin du championnat.
Comme à Imola en avril, comme au Nürburgring en mai, Raikkonen a abandonné à Alonso une victoire sur le circuit de Hockenheim qui semblait pourtant lui tendre les bras.
Parti de la pole position, le Finlandais s?était envolé et semblait hors d?atteinte jusqu?à ce que sa mécanique le trahisse soudain. Alors qu?il sortait dépité de son cockpit, victime d?un problème d?hydraulique, Alonso passait et prenait à son tour les rênes d?un cavalier seul.
?Qu?est-ce que je peux dire ! Il est horrible d?abandonner en course, mais abandonner alors qu?on mène avec une bonne avance sur le deuxième est encore pire?, déplorait le Finlandais.
?C?est ce qui pouvait m?arriver de pire car la course semblait dans la poche !?, ajoutait-il, espérant avoir maintenant eu son ?lot de malchance pour la saison?.
De son côté, Alonso savourait pleinement sa sixième victoire de la saison, la 7e de sa carrière.
?L?équilibre de la voiture était parfait du début à la fin. Ce n?était pas suffisant pour suivre Kimi (Raikkonen), mais après son nouvel abandon, nous avions une telle avance sur les autres que la course est devenue ennuyeuse?, racontait l?Espagnol.
?Il reste 70 points en jeu : 36 c?est la moitié, ça devient confortable?, constatait Alonso, refusant cependant de s?enflammer, trop conscient que la victoire d?hier était un nouveau coup du destin.
Dès les premiers essais libres de vendredi en effet, il était apparu que le GP était promis à une McLaren-Mercedes, tant les Flèches d?argent dominaient. La preuve de leur supériorité a été apportée de façon éclatante par l?époustouflante remontée de Juan Pablo Montoya, parti de la dernière position sur la grille pour finir sur la deuxième marche du podium.
?J?aurais dû gagner cette course si je n?avais pas commis d?erreur en qualifications?, lâchait-il, acceptant toute la responsabilité de la faute de pilotage commise dans le dernier virage de son tour de qualification et à cause de laquelle il a été rejeté en fond de grille.
Le Grand Prix d?Allemagne aura également été fatal aux ambitions de l?enfant chéri du pays, Michael Schumacher, qui reconnaissait hier soir que sa Ferrari n?était décidément pas ?compétitive?.
Malgré un beau départ qui lui a permis de passer la Renault de Giancarlo Fisichella et la BAR-Honda de Jenson Button dans le premier tour qu?il bouclait en troisième position, le septuple champion du monde a été incapable de conserver son bien.
Pourtant bruyamment soutenu par le public, il a d?abord cédé face à Button au freinage de l?épingle au 45e tour, puis face à Fisichella dans l?avant-dernier tour. Il a finalement terminé cinquième sous la menace de son frère Ralf (Toyota).
?Nos pneus ont baissé de qualité au fur et à mesure de la course, alors que ceux de la concurrence sont restés constants?, notait Schumi.
?Je ne crois plus que je doive encore citer mon nom dans la lutte pour le titre de champion du monde?, ajoutait celui qui, jusque-là, aimait pourtant à dire que tant que mathématiquement il y avait une possibilité de remporter une huitième couronne, il refusait de baisser les bras.
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