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Allô Psy

15 avril 2007, 00:00

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Trishla Dhunnoo, psychothérapeute, ré-pond à une interrogation d?Anna dont nous pu-blions un extrait. N?hé-sitez pas à nous adresser vos interrogations à [email protected].

I?m kind of addicted to my friends (girls), does this mean I?m bisexual or something ? I have a friend and everything I do I always related to her. I always try to be really pleasant to her and try my best to do everything she wants.

Anna

L?identification homosexuelle est liée à la façon dont un sujet va construire la représentation de son désir sexuel. Elle fait partie du développement classique de la psychologie du sujet lors de l?enfance et de l?adolescence. Il va s?identifier au parent, puis à des partenaires du même sexe pour conforter son identité sexuelle.

Pour diverses raisons, il peut se fixer à ses premières identifications, les érotiser et accélérer ce processus s?il échoue à intérioriser le sens de la bisexualité psychique. Celle-ci est le résultat de l?intégration dans sa vie psychique de la différence des sexes : le sujet est capable de mettre en dialogue à l?intérieur de lui-même les deux sexes, sans être angoissé de perdre son identité ou d?avoir peur de l?autre sexe au point d?être incapable de le désirer.

L?échec de cette opération psychique peut déboucher éventuellement sur l?homosexualité, le travestisme ou le transsexualisme.

Une homosexualité accidentelle peut se présenter lors de l?enfance ou de l?adolescence à travers quelques expériences passagères, mais qui n?engagent pas le désir du sujet. Il a pu être entraîné ou il s?est livré, par curiosité, à quelques gestes, comme pour s?assurer de sa masculinité ou de sa féminité, trouvant de nombreux intérêts psychologiques à vivre ainsi.

Une homosexualité réactionnelle fait, quant à elle, écho à divers problèmes psychiques qui n?apparaissent pas pour eux-mêmes : une fixation maternelle, une contre-identification paternelle, un self fragile qui rend timide et impuissant à l?égard de l?autre sexe, l?autosuffisance identitaire, etc.

Ce sont autant de questions qui peuvent être abordées et souvent dépassées grâce à un travail sur soi en psychothérapie. De nombreuses personnes arrivent en consultation en croyant qu?elles sont homosexuelles, tout en le refusant, et découvrent en le dénouant que leur problème est ailleurs.

Je n?ai pas suffisamment de détails de ton vécu, de l?intensité de « plaire » et de faire plaisir à ton amie. Est-ce que les garçons te laissent complètement indifférente ? Est-ce que tu te sens sexuellement attirée par les filles ? Ou serait-ce simplement l?intensité de ton amitié qui te pousse à agir d?une façon très affectueuse envers cette amie ? Est-ce que cette affection ne cacherait-elle pas quelque chose de plus profond ?

Il y a beaucoup de questions qui se posent et qui doivent être étudiées en profondeur et il y a toute une analyse à faire avant de poser un diagnostic.

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