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Allégations contre Me Rehana Gulbul : Le mandat postal allégué recherché
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Allégations contre Me Rehana Gulbul : Le mandat postal allégué recherché
Des développements majeurs sont attendus incessamment dans l?affaire des allégations d?un détenu à l?encontre de la Deputy Master and Registrar, Me Rehana Mungly-Gulbul.
L?enquête, menée par le surintendant Clifford Parsad de la Major Crime Investigation Team (MCIT), se concentre sur les procédures autour d?un mandat postal.
L?affaire s?ébruite lundi dernier après la visite de Dev Hurnam à la prison de Petit-Verger ?pour voir des détenus, dont Dabidin qui lui avait écrit?. Ce dernier avait, en effet allégué avoir depuis l?établissement pénitentiaire adressé un mandat postal de Rs5000 à Me Rehana Mungly-Gulbul.
Cette somme, qu?il qualifie de pot de vin, était destinée à la Presiding Magistrate d?alors de la cour intermédiaire pour qu?elle réduise la peine qu?il risquait à la suite de sa condamnation pour émission de chèques sans provision. La sentence de 18 années de servitude pénale avait été prononcée par la magistrate Gulbul en avril 2002.
Photocopie du mandate
Les enquêteurs ont hier vérifié les livres de la poste. La procédure pour l?envoi d?un mandat postal est comme suit : le bureau de poste remet ce dernier à l?expéditeur contre la somme d?argent qu?il souhaite transmettre, frais non inclus.
Le mandat est émis en trois exemplaires. Un pour la poste, le deuxième pour le destinataire et le dernier pour l?expéditeur. Il spécifie le nom du destinataire et le bureau de poste où ce dernier doit se rendre pour toucher la somme contre présentation de sa carte d?identité.
Ainsi retracer ces documents ne devrait pas poser de difficultés. Or, la tante de Dabidin serait en possession d?une photocopie d?un mandat postal.
?Si elle a pris la précaution de faire une photocopie de l?ordre, où est l?original ? Et la poste va prouver que mon épouse n?a jamais touché cette somme d?argent?, s?insurge Raouf Gulbul, l?époux de la Deputy Master and Registrar, qui clame haut et fort l?innocence de cette dernière.
Dev Hurnam, pas très loquace ces derniers temps, se contente de préciser qu?il n?est pas l?avocat de Yousouf Dabidin, l?auteur des allégations. Un autre avocat, Me Yousuf Mohamed QC entre en scène.
Il représente Rehana Mungly Gulbul et, tout comme Me Raouf Gulbul, il attribue ces allégations à Me Dev Hurnam. ?Il poursuit tout le monde. Il est comme un éléphant dans un magasin de porcelaine?, dit le Queen?s Counsel qui précise qu?il préfère laisser l?enquête policière suivre son cours.
Selon lui, dès que les conclusions de l?enquête seront connues, l?étau va se resserrer autour de Yousouf Dabidin. ?Et nous saurons alors d?où viennent ces allégations.?
Devoir de reserve
Pourquoi la Deputy Master and Registrar a-t-elle besoin d?un homme de loi ? ?Parce que ma femme a un devoir de réserve et que nous avions besoin d?une personne objective?, nous explique Raouf Gulbul.
Cette affaire porte le judiciaire en ébullition. Me Sanjay Bhuckory, président du Bar Council, sort de sa réserve.? Je lance un appel au calme pour que tous les protagonistes dans cette affaire se ressaisissent et laissent la justice suivre son cours en toute sérénité.?
Quel est le sentiment de la Deputy Master and Registrar dans toute cette affaire ? ?Mo madam for, me kan apre troi zan dan parke, 17 tan dan mazistratir ek enn an kouma ziz lakour fayit, ek na pa finn ena enn tas lor ou dosye, sa bann atak lor ou dinite bien sagrinan.?
Me Raouf Gulbul ajoute aussi qu?il serait attristant pour le judiciaire si ?les conséquences d?appliquer la loi dans sa rigueur équivalent à s?exposer à ces dangers-là?.
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