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Ali Mansoor déplore la quête aux protections des entreprises

24 novembre 2006, 00:00

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Les entreprises doivent orienter leurs efforts vers la création de richesse et non pas à chercher des protections. C?est l?appel lancé à la communauté d?affaires par le secrétaire financier, Ali Mansoor. Celui-ci intervenait hier à un séminaire du cabinet Ernst & Young sur les opportunités de financement dans la région. L?atelier s?est déroulé à l?hôtel Le Labourdonnais.

Ali Mansoor a profité de l?occasion pour exposer sa vision des choses sur le rôle des sociétés locales dans le cadre de la restructuration et du processus de l?ouverture de l?économie. Dans son allocution, il fait référence à la demande de Desbro International, le plus gros fabricant-fournisseur de fer de construction à Maurice de réintroduire les droits de douane sur les substituts en provenance du Common Market for Eastern and Southern Africa (Comesa) et le maintien des tarifs sur les produits importés des pays tiers.

?Engagements envers le Comesa?

Pour le haut cadre des Finances, cette requête n?a pas sa pertinence dans le contexte de la libéralisation. ?Cela ne peut se faire. Nous avons des engagements au niveau du Comesa et nous ne pouvons reculer. Au lieu de faire des efforts pour du lobbying auprès du gouvernement, les entreprises locales devront se restructurer pour faire face à la libéralisation du commerce?, soutient-il.

Le secrétaire financier invite les entreprises qui ont des difficultés à s?ajuster à la libéralisation des échanges à solliciter l?assistance technique d?Enterprise Mauritius (EM) pour développer de nouvelles capacités de production et pour se repositionner sur les marchés. ?Les entreprises mauri-ciennes devront au fait prendre avantage de l?ouverture des marchés sous le Comesa et la Southern African Development Community pour explorer les opportunités régionales?, fait-il ressortir

Ali Mansoor demande au secteur du business d?avoir une vision plus globale des mesures de réforme et d?aider le gouvernement dans son entreprise de restructuration. ?Les fruits des réformes compenseront de loin les peines de l?ajustement. Avec la restructuration, il y aura plus d?opportunités à saisir. L?économie pourra alors s?engager sur une trajectoire de croissance rapide.?

Le secrétaire financier a aussi commenté la politique de contrôle des prix dans le contexte de l?ouverture économique prônée par le gouvernement. Selon lui, le gouvernement ne peut en réalité contrôler les prix alors qu?il n?exerce aucun contrôle sur les facteurs de production.

La politique des prix admi-nistrés va à l?encontre de la philosophie libérale prônée par le gouvernement au niveau interna- tional. ?Comment voulez-vous que les bailleurs de fonds nous prennent au sérieux lorsque 20 % des prix sont administrés à Maurice ?? se demande-t-il.

Différentes possibilités de financement

Il se dit résolument en faveur de la libéralisation des prix. C?est une des conditions, dit-il, pour que les entreprises puissent être encouragées à investir dans des nouvelles facilités de production.

Le séminaire d?Ernst & Young a pour but de présenter aux sociétés mauriciennes les différentes possibilités de financement qui sont à leur disposition dans la région et ailleurs pour lever des fonds.

Plusieurs types d?agences financières se positionnent sur le marché pour répondre aux besoins en capitaux de plus en plus sophistiqués des clients. ?Ces institutions n?apportent pas seulement un accès aux capitaux, mais agissent en tant que catalyseur pour le changement dans notre culture de business local tant sur le plan des recrutements, de la gouvernance et de la discipline financière?, souligne Reshan Rambocus, partenaire chez Ernst & Young.

Quinton Zunga, responsable du Capital Markets à la banque sud-africaine Absa, a fait une présentation sur les différents instruments disponibles sur le marché international pour financer toute une gamme d?investissements.

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