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Alerte et prévention, les axes du Plan canicule

5 mai 2004, 20:00

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Le Plan canicule présenté par Philippe Douste-Blazy est fondé sur l?alerte et la prévention au niveau national, régional et local. ?Le dispositif d?alerte et de gestion de crise ainsi défini répond à un objectif de responsabilité des acteurs et d?efficacité des procédures. Néanmoins, ce dispositif seul, aussi efficace soit-il, n?est pas suffisant. Il doit s?accompagner de la solidarité et de la mobilisation de tous?, précise le ministère dans ce plan.

La canicule exceptionnelle de l?été 2003 a entraîné une surmortalité de 14 802 décès, selon le bilan officiel du ministère de la Santé. Au niveau de la prévention, les élus ont pour mission de repérer les personnes à risques. Durant l?été, la population recevra en continu des conseils pour se protéger de la chaleur et sera tenue informée en temps réel du niveau d?alerte décidé par le ministre. Chaque jour, à 6h et à 18h, Météo France publiera une carte ?Vigilance chaleur?. En cas, d?alerte, les médias publics diffuseront les messages de recommandations sanitaires du ministère de la Santé.

Au niveau de la responsabilité, l?Institut de veille sanitaire (InVS) est responsable de la collecte des données sanitaires, complétées par les informations recueillies auprès de Météo France, des services d?urgence et des pompiers. Son directeur a personnellement la charge d?avertir le ministre de la Santé, qui déclenche alors l?alerte. Dans les zones de défense ou les départements concernés, c?est le préfet qui est dès lors aux commandes.

Au niveau de ?la solidarité?, les professionnels de santé et les personnels hospitaliers, la sécurité civile et les associations de bénévoles sont prêts à intervenir. Le plan prévoit aussi que les maisons de retraite et les hôpitaux disposent d?équipements et de procédures adaptés aux besoins des personnes à risque. Avant l?été, les préfets auront recensé les associations de bénévoles et vérifié leurs dispositifs de permanence estivale. Concernant le recensement des personnes à risque, les préfets fusionneront l?ensemble des listes déjà existantes des personnes vulnérables. ?Pour optimiser ce repérage, le ministère de la Santé propose aux mairies de passer une convention afin de recenser les personnes qui souhaitent s?inscrire sur les listes?, précise le ministère, qui en appelle ?à la responsabilité de chacun: en famille, entre amis.?

Créer des pièces rafraîchies

Pour les personnes âgées résidant dans une maison de retraite ou dans un établissement de santé, ?c?est la solidarité nationale qui doit jouer?. Dans cet objectif, le gouvernement finance à hauteur de 40% l?achat d?appareils rafraîchissants afin de créer une pièce dans laquelle la température n?excédera pas 25° C quelle que soit la chaleur extérieure.

Pour donner à cette mesure ?toutes les chances d?être opérationnelle avant l?été?, le ministre de la Santé a réuni les importateurs, les fabricants et les installateurs d?appareils rafraîchissants. Ils se sont engagés à livrer en priorité toutes les commandes identifiées par le label ?ministère de la Santé?. ?Les professionnels de santé précisent que de nombreux établissements peuvent créer des conditions de rafraîchissement similaires par des mesures de prévention simples.?

?Pour soutenir dans leur action au quotidien? les services d?urgence et les personnels soignants, les pouvoirs publics ont débloqué 486 millions d?euros sur cinq ans, dans le cadre du plan Urgences. La Commission ?Urgences Eté 2004?, déjà créée, est chargée de vérifier la bonne affectation des crédits et de ?tester la réactivité des services en cas de crise en procédant à de multiples simulations de plans Blanc?. Les infirmières bénéficieront d?un déplafonnement de leur quotas d?heures supplémentaires pour garantir l?efficacité des soins en cas de crise. Les malades dans les services d?urgences seront réorientés vers les autres services de l?hôpital.

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