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Aides sucrières de l’Union européenne : Les critères seront modifiés

19 avril 2006, 00:00

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“Les critères et le mode d’allocation seront revus”, a affirmé hier le ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell, à l’Assemblée nationale. Il faisait référence aux critères utilisés par la Commission européenne pour distribuer entre les 18 pays producteurs de sucre du groupe Afrique, Caraïbe et Pacifique (ACP) les aides financières destinées à les aider à faire face à la baisse de 36 % du prix du sucre.

Les critères et mode d’allocation utilisés pour l’année 2006 ont fait que Maurice ne bénéficiera que de 15 % des 40 millions d’euros que la Commission européenne accordera aux pays ACP, producteurs de sucre en 2006, ce qui donne 6 millions d’euros.

La déclaration du ministre Boolell selon laquelle ces critères seront revus pour la période 2006-2013 laisse donc entendre que Maurice pourrait bénéficier d’une part plus importante de l’enveloppe d’aide de la Commission européenne.

<B>Rendre les petits planteurs plus productifs</B>

Arvin Boolell a regretté que le critère de multifonctionalité de l’industrie sucrière n’ait pas été prise en compte jusqu’ici par la Commission malgré le lobbying intensif de Maurice, des ACP et de certains pays européens.

Le leader de l’opposition, Nando Bodha, a accusé le gouvernement d’avoir réagi tardivement face à l’annonce de cette limite de 15 % pour Maurice et d’avoir mené une campagne de lobbying “catastrophique” en général.

Le ministre Arvin Boolell récuse cette accusation en arguant que le dossier mauricien a été le premier à être soumis à la Commission et le mieux préparé. L’Accelerated Plan pour restructurer l’industrie sucrière est en voie d’être remis à jour et finalisé à la lumière des derniers développements, notamment la hausse du prix du pétrole sur le marché international.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la production d’énergie et d’éthanol revêt encore une plus grande importance dans le nouveau plan 2006-2015 présenté aux parties prenantes de l’industrie samedi dernier.

Répondant à la Private Notice Question (PNQ) de Nando Bodha, Arvin Boolell a déclaré que le plan de restructuration vise à rendre l’industrie de la canne compétitive tout en étant “socialement acceptable”.

Le plan prévoit d’ailleurs un plan de retraite volontaire amélioré pour les travailleurs de l’industrie, licenciés dans le cadre des centralisations. Ces centralisations et les plans sociaux seront financés par des bridging loans de l’Etat, si besoin est, comme cela a été le cas lors de la fermeture récente de la sucrerie de Saint-Félix. Les aides financières de l’Union européenne seront également mises à contribution.

Les petits planteurs ne seront pas oubliés et l’objectif premier est de les rendre plus productifs. L’épierrage et la préparation des champs sont des aspects vitaux pour des gains en productivité à l’hectare.

Un programme sera lancé en juillet et l’achat d’équipements nécessaires est en cours. L’épierrage est la préparation des champs sera gratuite pour les petits planteurs. Ils seront également compensés en cas de perte de revenus. Les petits exploitants se trouvant sur des lopins difficiles pourront bénéficier d’un soutien financier direct, déclare Arvin Boolell.

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