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Ahmadinejad provoque une nouvelle polémique
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Ahmadinejad provoque une nouvelle polémique
Le président iranien ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad a provoqué une nouvelle polémique en proposant que l?Allemagne et l?Autriche accueillent sur leurs territoires l?Etat d?Israël, qualifiant celui-ci de «tumeur». Moins de deux mois après avoir scandalisé la communauté internationale en appelant à «rayer Israël de la carte», Ahmadinejad est revenu à la charge en demandant à l?Europe de donner un «morceau de terre» à Israël.
Le président iranien a tenu ces propos dans une interview à la télévision satellitaire iranienne Al-Alam, depuis La Mecque en Arabie saoudite, où il a participé à un sommet de l?Organisation de la conférence islamique (OCI). «Maintenant que vous croyez que les juifs ont été opprimés, pourquoi les musulmans palestiniens doivent-ils en payer le prix ?», a dit Ahmadinejad. «Que l?Allemagne et l?Autriche donnent deux ou trois de leurs provinces au régime sioniste et le problème sera réglé à la racine», a déclaré le président iranien élu en juin.
Ahmadinejad a aussi fait référence aux historiens révisionnistes, qui ont bonne presse dans les médias officiels d?Iran. «N?importe quel chercheur qui nie cela [l?existence du génocide] avec des preuves historiques, est poursuivi durement, emprisonné et condamné» dans les pays européens, a-t-il indiqué. Selon lui, «les pays européens insistent sur le fait qu?ils ont commis un génocide juif pendant la deuxième mondiale», et «qu?en conséquence ils doivent soutenir le régime d?occupation à Qods [Jérusalem]. Nous n?acceptons pas cela».
«Manque de sérieux»
Israël a aussitôt dénoncé les propos «scandaleux et racistes» du président iranien. «Il y a quelque temps, l?Assemblée générale de l?ONU a adopté à l?unanimité une résolution condamnant ceux qui nient la Shoah [le génocide des juifs nazi], et nous avons à présent un autre exemple de conduite du dirigeant iranien en porte-à-faux avec celui de la communauté internationale», a déclaré Mark Regev, directeur général du ministère des affaires étrangères.
La Maison Blanche a estimé quant à elle, que les propos de Mahmoud Ahmadinejad,«montrent à quel point il est important que ce régime ne puisse pas avoir la capacité de développer une arme nucléaire». Ces propos «soulignent un peu plus ce que nous avions déjà dit par le passé, et nos inquiétudes sur le régime iranien», a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Scott McClellan, à la presse.
«Les commentaires du président iranien sont totalement inacceptables. (...) En tant que chancelière allemande, ayant à l?esprit notre responsabilité historique, je ne puis que dire que nous les rejetons dans les termes les plus durs possibles», a déclaré Angela Merkel, jeudi soir, lors d?une conférence de presse commune avec le président français Jacques Chirac.
En outre, le président iranien a réitéré la position traditionnelle de Téhéran sur l?organisation d?un référendum «des populations natives de cet endroit», excluant donc la population juive arrivée après la seconde guerre mondiale, «afin qu?elles déterminent leur propre régime». La négation d?Israël est un dogme fondateur de la République islamique, et Ahmadinejad a souligné que «la meilleure solution est la résistance pour amener les ennemis du peuple palestinien à la réalité et qu?ils acceptent le droit du peuple palestinien à un territoire».Il a repris ainsi la ligne exposée en octobre par le guide suprême iranien, l?ayatollah Ali Khamenei, qui avait déclaré que «la résistance palestinienne» ferait tomber le «régime sioniste».
ISRAËL FERME LE POINT DE PASSAGE ENTRE JERUSALEM ET RAMALLAH
Israël a provisoirement fermé le principal point de passage entre Jérusalem et la Cisjordanie, où un Palestinien a poignardé à mort un soldat israélien jeudi, a annoncé hier l?armée israélienne. «Le point de passage de Kalandia est fermé (...) jusqu?à nouvel ordre hormis en cas de nécessité humanitaire», a déclaré une porte-parole militaire israélienne. Des milliers de Palestiniens franchissent habituellement ce passage entre la ville de Ramallah, en Cisjordanie, et Jérusalem. Un officier israélien cité par la radio de l?armée a précisé que ce barrage resterait fermé plusieurs jours. Des médias ont pour leur part rapporté que les autorités procédaient à une évaluation des mesures de sécurité. Le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, a ordonné un «bouclage général» de la Cisjordanie à la suite de l?attentat suicide palestinien commis lundi à Netanya. L?accès à Israël pour les habitants de Cisjordanie était déjà largement limité depuis le début de la deuxième intifada en septembre 2000.
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