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Agression mortelle : Il écope de six ans de prison
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Agression mortelle : Il écope de six ans de prison
David Joseph Rose, un maçon de Cité Atlee, Curepipe, a été condamné à six ans de prison, hier, pour coups et blessures ayant entraîné la mort de Sadasiven Soopprayaputten. Le jugement a été prononcé par la magistrate Jane Lau Yuk Poon. Le condamné, qui avait plaidé non coupable, a donné avis d?appel.
La victime a été retrouvée morte le 7 septembre 1999 dans une rivière à Ebène. L?autopsie pratiquée par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer, a attribué le décès à une asphyxie due à la noyade. Le médecin légiste a aussi décelé des blessures à la poitrine et au bras. Et l?homme avait 303 milligrammes d?alcool dans le sang.
Les faits remontent au 6 septembre 1999. Sandy Aya Peroumal, un ami du défunt, relate qu?il était avec lui cette soirée-là. Il explique qu?ils travaillaient ensemble au marché les samedis et après le travail, ils allaient boire un coup. Ce soir-là, dit-il, ils avaient décidé de solliciter les faveurs d?une femme. Ils s?étaient ainsi rendus, dans un premier temps, à la maison de jeux Jumbo, puis à Coin Ideal. Ils étaient, selon le témoin, ensuite allés à Ebène en compagnie d?une racoleuse avec qui la victime a eu des relations sexuelles alors que lui attendait à quelques mètres.
Mais deux individus se seraient alors amenés et l?un d?eux aurait commencé à le fouiller. Sandy Aya Peroumal explique avoir donc pris la fuite. Et c?est en arrivant à la hauteur de la rue principale qu?il aurait entendu des cris.
La racoleuse dont il est question a, pour sa part, déclaré, au cours de son audition en cour, qu?elle a vu David Joseph Rose et un nommé Gérard Toi (avec qui elle était mariée) agresser la victime, qui est tombée dans la rivière. Elle admettra avoir volé de l?argent et une chaîne en or que portait la victime mais elle dira avoir déjà été condamnée pour ce délit. Et d?ajouter que c?est l?accusé qui a porté le dernier coup à Sadasiven Soopprayaputten avant qu?il ne tombe dans la rivière.
L?accusé, lui, a nié. Il allègue que c?est Gérard Toi qui a agressé la victime et qu?il a dû intervenir pour les séparer. La cour n?a pas été convaincue par cette version et a opté pour celle de la racoleuse. «Having had the benefit of seeing her deposing, she struck me as a witness of truth and who withstoood the cross examination of defense counsel», écrit la magistrate Jane Lau Yuk Poon.
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