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AGOA III : premières démarches enclenchées

28 octobre 2003, 20:00

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Les initiatives en vue d?obtenir une troisième version de l?Africa Growth and Opportunity Act (AGOA III) commencent déjà à faire leur chemin à Washington. Un groupe de pression très actif dans ce sens, l?AGOA III Action Group, a eu une importante séance de travail la semaine dernière avec des membres du Congrès américain.

L?AGOA III Action Group comprend des membres du Congrès, des représentants de l?administration Bush et des personnalités très influentes du secteur privé américain.

?Quoique nous reconnaissions que l?AGOA a beaucoup apporté à l?Afrique, il est temps de le consolider au-delà des améliorations apportées sous AGOA II?, affirme le porte-parole du groupe, Rosa Whitaker, une ancienne assistante au US Trade Representative pour l?Afrique. L?AGOA III se veut très ambitieux par rapport aux relations économiques entre l?Afrique et les Etats-Unis. Il porte sur une extension de l?accès préférentiel des exportations africaines sur le marché américain jusqu?à 2015. Il devrait aussi mettre un terme aux incertitudes touchant à l?éligibilité des exportations de vêtements sous cette loi.

L?AGOA III, selon ses promoteurs, devra comprendre un plan exhaustif d?échanges agricoles entre les EU et le continent africain. Les incitations fiscales devront, d?autre part, être utilisées afin de promouvoir les investissements américains en Afrique. ?Avec AGOA III, nous aurons la possibilité d?étendre le nombre de pays éligibles sous l?AGOA et d?augmenter les secteurs de l?économie africaine. Nous avons tous à gagner d?une extension de l?AGOA?, affirme Ed Royce, un républicain membre du Congrès et président du sous-comité sur l?Afrique à la Chambre des représentants.

Le représentant du corps diplomatique africain, l?ambassadeur djiboutien Roble Olhaye, soutient, lui, qu?AGOA III sera la prochaine étape à atteindre pour que l?Afrique puisse relever les nombreux défis du développement économique. Florielle Liser, représentante de l?administration Bush déclare, elle, que le président Georges W. Bush a toujours été un fervent partisan de l?AGOA. Elle devait rappeler que c?était lors du forum de l?AGOA tenu à Maurice au début de l?année que le président américain annonça (par le biais d?une vidéoconférence) qu?il allait demander au Congrès d?oeuvrer en faveur d?une extension de cette loi au-delà de 2008. Cela représentait, aux dires de Florielle Liser, la base même de l?initiative en faveur de l?AGOA III.

?Aider l?Afrique est très complexe?, fait-elle ressortir. ?Nous ne devons pas ouvrir nos marchés uniquement. Il nous faut aussi voir les contraintes qui empêchent les Africains à exploiter les avantages disponibles sous l?accord.?

Malgré ces efforts de lobbying, le sentiment est que Washington ne voit pas dans cette direction surtout après l?échec de Cancun. Les Américains n?ont pas apprécié certaines actions entreprises par un groupe de pays africains sur le coton.

Maurice est particulièrement intéressée à obtenir une dérogation aux règles d?origine touchant aux matières premières utilisées dans la fabrication des vêtements destinés à l?exportation sous l?AGOA. Une forte délégation mauricienne dirigée par l?ancien Premier ministre, Sir Anerood Jugnauth, avait au mois de juillet été aux EU afin, entre autres, d?obtenir des dirigeants américains des conditions d?accès plus souples pour nos industries de textile-habillement.

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