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Affaire Harte : Une ceinture soupçonnée comme étant l’arme du crime n’a jamais été analysée
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Affaire Harte : Une ceinture soupçonnée comme étant l’arme du crime n’a jamais été analysée
Une ceinture pour homme a jeté le trouble lors de la séance de ce vendredi 8 juin. Cet objet qui, selon un officier de la police scientifique, aurait servi à étrangler la victime, n’a jamais été envoyé pour être analysé.
Nouveau rebondissement lors du procès aux Assises sur le meurtre de l’Irlandaise Michaela Harte. Celle-ci aurait été tuée à l’aide d’une ceinture pour homme. C’est ce que pensait le sergent Reaz Doonye du Scene of Crime Office (SOCO) dans un rapport préliminaire soumis après le meurtre à l’hôtel Legends le 10 janvier 2011. Cet officier a révélé, ce vendredi 8 juin 2012,  aux Assises, dans le cadre du procès intenté pour meurtre contre Avinash Treebhoowon et Sandeep Moonea, que la ceinture n’a jamais été analysée.
Le sergent Doonye qui avait inspecté la chambre 1025 pour les besoins de l’enquête, après la découverte macabre, avait découvert une  ceinture marron sous un meuble dans la chambre du couple irlandais. L’objet a été saisi, mais  n’avait pas été envoyé au Forensic Science Laboratory (FSL) pour être analysé.
Appelé à la barre des témoins, ce vendredi, le sergent Reeaz Doonye, a expliqué que, selon son rapport préliminaire, cet objet pourrait avoir été l’arme du crime. Mais cette thèse, dit-il, n’aurait pu être confirmée que par des tests scientifiques. Au chapitre des preuves, cinq empreintes digitales ont été prélevées, mais n’ont confondu personne. Mais une empreinte prélevée sur les verres solaires de Michaela Harte n’a pas été analysée pour identifier à qui elle appartient.
Selon Me Rama Valayden, avocat de Sandeep Moonea, une trace de chaussure n’a pas été prélevée dans la chambre du couple Mc Areavey.  Le sergent Reeaz Doonye explique avoir découvert une telle trace sur le lit du couple.
L’officier de police Swaraj Padaruth du Complaints Investigation Bureau (CIB) a fait état des plaintes déposées par les hommes de loi des suspects interpellés dans cette affaire.
Un autre officier de police mandé sur les lieux du crime le 10 janvier, Louis Michel Baptiste, a aussi  été appelé à la barre. Il avait effectué des tests au sujet de la baignoire. Le policier qui a réalisé ces analyses depuis la baignoire de la chambre 1021, a expliqué que l’eau ne débordait pas.
Le procès a été ajourné au lundi 11 juin pour l’audition d’autres témoins.
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