Publicité
Affaire Harte : Moneea dit avoir réclamé un médecin lors de la découverte du corps
Par
Partager cet article
Affaire Harte : Moneea dit avoir réclamé un médecin lors de la découverte du corps
Sandip Moneea, accusé No. 2 dans l’affaire du  meurtre de Michaela Harte, a expliqué avoir demandé une assistance médicale auprès de la réception de l’hôtel Legends suite à la découverte du corps de la victime, le 10 janvier 2011. L’ex-superviseur des chambres nie toute implication dans ce crime.
Sandip Moneea a expliqué aux enquêteurs de la Major Crimes Investigation Team (MCIT) qu’il a, lui-même, appelé la réception de l’hôtel Legends afin de solliciter une assistance médicale, suite à la découverte du corps de Michaela Harte, dans l’après-midi du 10 janvier 2011. Celle-ci gisait au sol dans la chambre 1025, qu’elle occupait avec son époux, le joueur de football, John McAreavey, à l’occasion de leur lune de miel.
L’accusé No. 2 était alors le superviseur du bloc ‘De Luxe’, responsable des cinq valets de chambre, dont l’accusé No. 1, Avinash Treebhowon, et les témoins, Raj Theekoye et Govinden Saminaden. Selon la version de Sandip Moneea, il travaillait aux abords de la chambre 1011 entre 14 heures et 15 heures. Celle-ci se trouve à une certaine distance de la 1025. C’est durant ce créneau que la victime a été tuée.
La déposition de l’accusé a été lue par l’inspecteur Ranjit Jokhoo, No. 3 de la MCIT, ce lundi 11 juin, en cour d’Assises. Sandip Moneea a expliqué que vers 15h15, il a aperçu le directeur de l’hôtel, Brice Lunot, courir dans le couloir en disant qu’il y avait un problème dans la chambre 1025. « Je ne savais pas ce qu’il se passait. Je l’ai alors suivi et lorsque je suis arrivé devant la chambre 1025, j’ai vu une femme, allongée sur le sol. M. Lunot tentait de la réanimer. Et c’est à ce moment que j’ai appelé la réception afin de solliciter une assistance médicale pour la femme. Je ne suis jamais entré dans la chambre », a-t-il précisé à la police.
L’accusé a également expliqué avoir autorisé  Avinash Treebhowon à  nettoyer la chambre 1025, en dépit de l’inscription ‘DND’ – Do Not Disturb – sur la porte de celle-ci. Auparavant, il dit avoir téléphoné à la chambre 1025 à partir de la 1023 pour vérifier qu’il n’y avait personne. Avinash Treebhowon avait expliqué aux limiers de la MCIT qu’il avait discuté avec John McAreavey peu de temps avant la découverte macabre. Ce dernier lui a donné la permission de nettoyer sa chambre.
L’accusé No.2 était également confronté à la version de Ravindradeo Seetohul, selon laquelle il était dans les environs de la chambre 1025, vers 14h25. « C’est totalement faux », a-t-il répliqué. Dans ses aveux, Avinash Treebhowon avait expliqué qu’il a été encouragé par Sandip Moneea à participer au meurtre de la jeune enseignante avant de placer son corps dans la baignoire. « Je ne sais pas pourquoi Avinash a dit une telle chose », a soutenu l’accusé aux policiers.
Dans une déposition enregistrée le 29 janvier 2011, Sandip Moneea est revenu sur la découverte d’une fausse carte d’identité française lors d’une perquisition à son domicile. Selon lui, cette carte lui avait été remise par un dénommé Abdool en 1999. Sur cette carte, il est présenté comme étant Jean-Pierre Ramdonee. « Je n’ai jamais utilisé cette carte. J’ai déjà travaillé à Londres et j’avais utilisé mon propre passeport mauricien », a expliqué l’accusé aux enquêteurs de la MCIT.
L’inspecteur Ranjit Jokhoo a été contre-interrogé par l’avocat d’Avinash Treebhowon, Me Sanjeev Teeluckdharry, sur les voisins du couple lors de leur séjour au Legends. Le policier a soutenu qu’hormis un couple indien, personne n’avait été interrogé.
La première séance a pris fin avec le témoignage du constable Rajiv Mooruth du poste de police de Grand-Gaube. Le policier a été placé comme sentinelle devant la chambre 1025, dans l’après-midi du 10 janvier 2011. Il était également chargé d’assister à l’autopsie pratiquée par le chef du service médico-légal de la police, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, à l’hôpital Victoria, à Candos et de rapporter des échantillons prélevés sur le corps de la victime jusqu’au laboratoire du Forensic Science Laboratory (FSL), à Réduit.
 
Publicité
Publicité
Les plus récents