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Affaire Harte : l’ADN d’un inconnu sur le corps de la victime ainsi que sur la scène du crime
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Affaire Harte : l’ADN d’un inconnu sur le corps de la victime ainsi que sur la scène du crime
L’ADN d’un inconnu a été prélevé sur le corps de Michaela Harte ainsi que dans sa chambre d’hôtel. Susan Woodroffe (photo) du laboratoire anglais, Cellmark Forensic Services, indique aussi que les comparaisons avec l’empreinte génétique des accusés Avinash Treebhowon et Sandip Moneea ont été négatives.
Le flou persiste encore autour de l’ADN prélevé sur le cadavre de la touriste irlandaise, Michaela Harte, retrouvée morte le 10 janvier 2011, à l’hôtel Legends. Les résultats des analyses effectuées par le laboratoire britannique Cellmark Forensic Services sur des échantillons de l’ADN portent à croire qu’un inconnu est entré en contact avec la victime. C’est ce que révèle le rapport de l’experte Susan Woodroffe, appelée à la barre des témoins, ce lundi 28 mai, en cour d’Assises, lors du procès sur le meurtre de Michaela Harte.
La scientifique a retrouvé un ADN inconnu sur le cou, sous les ongles, sur le pied droit et dans la chambre de la victime. Celle-ci était en lune de miel à l’hôtel Legends - depuis rebaptisé Lux* Grand-Gaube - en compagnie de son époux, John McAreavey.
Une des conclusions à tirer des résultats obtenus par ce laboratoire serait qu’une personne autre que les deux accusés, Avinash Treebhowon et Sandip Moneea,  serait entrée en contact avec la victime.  C’est d’ailleurs une des pistes que les avocats de la défense tentent de creuser. Mes Sanjeev Teeluckdharry et Rama Valayden, qui assurent la défense de d’Avinash Treebhowon et Sandip Moneea respectivement, ont contre-interrogé Susan Woodroffe sur les différents indices prélevés sur la scène du crime et qui n’ont pas été envoyés en Angleterre à des fins d’analyses plus pointues. A cet effet, le témoin a répondu avoir utilisé seulement les échantillons qui ont été envoyés par la police.
Susan Woodroffe a également concédé qu’aucun ADN des accusés n’a été retrouvé sur le corps de la victime ainsi que dans sa chambre. Les seuls échantillons ayant été confondus sont ceux de John McAreavey et de Dassen Narayanen. Ce dernier était un vigile de l’hôtel Legends initialement arrêté dans le cadre de l’enquête policière.
Le rapport révèle, en effet, que l’ADN du vigile a été retrouvé à deux endroits sur le lieu du crime. Notamment sur la carte magnétique qui permet d’avoir accès à la chambre de Michaela Harte et sur un poignet de la porte de la garde-robe. Dassen Narayanen avait retrouvé la liberté après avoir fourni une caution de Rs 200 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 500 000, en mars 2011 pour le vol d’une carte magnétique au sein de cet établissement hôtelier.
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