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Affaire Harte : Les photos de la scène du crime intriguent

22 mai 2012, 20:00

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Affaire Harte : Les photos de la scène du crime intriguent

Lors de son contre-interrogatoire dans le procès sur le meurtre de Michaela Harte, un photographe de la police, appelé comme témoin, concède que les photos prises sur la scène du crime le 10 janvier 2011 et celles prises deux jours plus tard ne montrent pas les mêmes objets. Une boîte de biscuits figurant sur celles prises le 12 janvier ne paraît pas sur les photos du 10.

On se souvient que John McAreavey avait indiqué à la police que son épouse était retournée chercher des biscuits dans sa chambre lorsqu’elle a été agressée. Le couple s’apprêtait à prendre le thé au restaurant de l’hôtel où il logeait. Michaela Harte avait été retrouvée morte dans une baignoire, à l’hôtel Legends, rebaptisé Lux* Grand-Gaube, dans l’après-midi du 10 janvier 2011. Le couple irlandais y était en lune de miel.

Le photographe, le constable Jeewooth, était contre-interrogé par Me Rama Valayden qui défend Sandeep Mooneea. Ce dernier et Avinash Treebhowon sont accusés d’avoir étranglé Michaela Harte, une enseignante de 27 ans. Ils plaident tous deux non coupables. 

Le constable Jeewooth est affecté au Scene of Crime Office (SOCO). Ce dernier était chargé de photographier les lieux du crime le jour du meurtre ainsi que lors de la reconstitution des faits.

A une question de l’homme de loi, le constable Jeewooth a reconnu, en consultant les photos qu’il a prises le jour du crime, qu’il n’y avait alors aucun paquet de biscuits sur la table de la chambre à coucher. Toutefois, un paquet de biscuits figure sur cette même table dans une photo prise le 12 janvier 2011.

Le constable a cependant souligné que la scène du crime avait été sécurisée et déclarée zone interdite à ceux qui n’étaient pas concernés par cette enquête. Le témoin a également révélé que c’était sa première participation à une enquête criminelle depuis son affectation à cette unité spécialisée, en octobre 2009.

Le constable Jeewooth était le cinquième témoin à déposer, ce mercredi 23 mai, en cour d’Assises. Auparavant, deux greffiers de la cour de Mapou ont été appelés à la barre où ils ont identifiés les procès-verbaux de l’enquête préliminaire. Les deux assistants surintendants de police, Ahmad Reshad Delawarally et Goinda Murdaymootoo, qui ont formellement accusé les deux accusés ont également déposé. L’affaire qui a commencé mardi, continue ce jeudi.

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