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Abattage de filaos à Flic-en-Flac
Dans l?édition de l?express ouest de la semaine dernière, nous faisions état d?une vague de protestations venant d?un comité regroupant les différentes forces vives de Flic-en-Flac qui reprochent à la Beach Authority d?abattre des filaos sur la plage pour combattre l?érosion. Marcel Lindsay Noë, membre du Clean-Up the World, du Greenpeace Asia Pacific et du Mauritius Climate Change Action Group, explique dans une lettre adressée à la rédaction de l?express la nécessité d?abattre des filaos pour combattre l?érosion. Nous publions l?intégralité de sa lettre.
Pour combattre l?érosion
?Je comprends que les forces vives soient concernées par l?abattage des filaos car pour eux ce sont de beaux arbres qui disparaissent. Il est malheureux que la décision de les éliminer n?ait pas été communiquée plus efficacement.
Les filaos (casuarina) ne sont pas endémiques à Maurice. Ils sont originaires d?Australie et ont été introduits à Maurice. Ces «evergreen» dont les aiguilles convertissent les poussées du vent en ce souffle envoûtant qui a bercé notre enfance?ne devraient pas être plantés à moins de 100 mètres de la plage. Leurs racines pénètrent profondément dans la base corallienne et l?éclatent en poussière de sable favorisant ainsi l?érosion.
Ils auraient dû, non seulement, être coupés mais totalement enlevés depuis belle lurette, de la plage de Flic-en-Flac. Plus loin, à l?intérieur, ils sont magnifiques. Sur la plage, ils sont des fléaux. Il existe d?autres arbustes qui se prêtent idéalement à la plantation sur le littoral. Celles dont les racines retiennent le sable.
Le seul blâme que l?on puisse attribuer à la Beach Authority dans ce cas-ci, c?est d?avoir fait preuve d?un manque de communication.?
Marcel-Lindsay Noë Membre de Clean up the world, Greenpeace Asia Pacific et Mauritius Climate Change Action Group.
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